Si vous avez lu le corrigé de l’enseignante Sylvie Bauche dite Sebayt ou si vous souhaitez le lire plus tard, nous pouvons commencer cette enquête

Introduction :

Nous sommes très nombreux à nous intéresser à l’Ancienne Egypte mais un certain nombre d’entre nous semble faire une fixation sur le Sphinx de Gizeh comme si c’était là le seul monument vraiment exceptionnel de cette ancienne civilisation.

Certes, il l’est mais pas plus que le nombre d’artefacts et autres constructions mais à l’instar de l' »Affaire du  Zodiaque de Paris ( de Denderah ) », le Sphinx semble à lui seul avoir captivé la foule dans laquelle de nombreux jeunes ont une vision parcellaire et souvent brouillon de l’Egypte Ancienne.

Plutôt que d’étudier cette civilisation antique dans ses moindres détails avant d’affirmer ou de soutenir une thèse, les Jeunes ont opté pour le survol avec Internet qui a créé une génération de « touristes » se satisfaisant d’une « Egyptologie Light », qui rend accessoire par exemple la datation des Dynasties.

Ce jeune lectorat ou plutôt vidéophile situe par exemple Akhenaton précédent Khéops et créé des connexions rapide entre la forme du crâne de style amarnien du premier et des Atlantes venus du Ciel et dénonce sur cette base Khufu qui aurait selon eux permit de vandaliser le Sphinx pour y mettre son égocentrique visage humain.

Mais ces spéculations des plus fantaisistes aux plus invérifiables ont un point commun qui permet de les démonter très facilement, leurs auteurs sont presque aussi ignorants de cette matière que le sont leurs lecteurs fan de leur égyptologie romancée et révisée.

Certes, tous les auteurs n’ont pas d’intention mauvaise même si certains essayent de manipuler leur lectorat pour les embrigader dans un révisionisme antique mais tous les deux appartiennent en général à une époque où le Web n’offrait pas encore la multitude d’informations égyptologiques depuis son avénement progressif. De fait, les Parents de ces jeunes ont lu des romans et vu une sorte de « documentaires » dont il était difficile à l’époque pour leurs jeunes et moins jeunes lecteurs de retrouver la source bibliographique si tant est qu’il y en avait une.

Ces parents nourris à la culture des Eighties ( Années 80 ) où l’on prévoyait un futur futuriste à l’horizon 2000, ont ainsi offert une éducation parallèle « mystico-ésotérique » pour leur projéniture qui s’illustra par l’apport de mythes, légendes et de théories non officielles mais qui ont eu comme effet d’installer le doute au sein même de l’Egyptologie officielle.

Dans cette enquête comme vous l’avez lu déjà dans l’article de présentation, nous allons tenter de démystifier les rumeurs, légendes et autres délires en vulgarisant la studieuse Egyptologie en nous fixant nous aussi sur le Sphinx mais sans jamais tomber dans la spéculation, afin d’offrir à tous un faisceau de réponses qui permettra de faire le tri dans cette discipline qui ne peut souffrir de fantaisie, et ce par respect pour une civilisation qui a vécu plusieurs millénaires et qui nous a tant transmis par son savoir à commencer par son calenrier.

Le Sphinx et les affirmations : 

Pour commencer, rappelons les quelques questions les plus fréquentes que peuvent ( peut être ) encore se poser les curieux malgré que l’égyptologie et l’archéologie ainsi que l’Histoire de l’Art depuis 2 siècles ont su répondre à certaines de ces questions même si il existe plusieurs camps au sein de la discipline égyptologique.

De quand date le Sphinx ?

Qui l’a construit ?

Que fais-t’il là ?

A quoi sert-il ?

A qui appartient son visage ?

sphinx de gizeh

Le « milieu » égyptologique est divisé, notamment quant à l’identité du Sphinx mais nous nous répondrons aussi à toutes les autres questions.

Tout d’abord pour nous situer dans le temps, les personnages égyptiens qui vont suivre ont vécu principalement sous la quatrième dynastie, période qui va environ de -2600 à -2450 :

DATATION ANCIENNE EMPIRE01

L’Art du portrait Égyptien : 

Tout d’abord, il est nécessaire de préciser que les anciens Égyptiens était de fameux portraitistes, aussi doués voire plus que l’ont été les grecs et les mésopotamiens. Les anciens Égyptiens savaient sculpter le portrait fidèle du modèle dont il reproduisait le visage dans n’importe quelle matière, qu’elle soit de granit, de bois, de pierre, voici quelques visages très différents afin que vous constatiez les nombreuses différences d’un portrait à l’autre.

diverses sculptures

Il est donc incomplet d’affirmer que les Anciens Égyptiens sculptaient des portraits d’humains dans le style représentatif des visages des dieux, ces deux catégories d’entités se distinguaient en de nombreux points.

Le portrait des divinités et c’est logique, doit forcément être le même comme par exemple lorsqu’il s’agit du dieu Thot-Djéhouty ou du dieu Amon ou Osiris ou Isis, etc…mais en ce qui concerne les mortels, les humains sont forcément représentés selon leur visage et apparence respectifs, afin qu’on les reconnaisse immédiatement même si certes, les Pharaons étaient désignés comme des dieux vivants mais d’un autre niveau que les dieux fondamentaux de l’ancienne Egypte.

Et pour cause, si le portrait sculpté d’un Pharaon ne lui ressemblait pas, quel intérêt aurait il eu à en faire faire si tous les Pharaons avaient le même visage ?

On parle de l’art égyptien mais il ne faut pas confondre l’art égyptien figuratif avec la difficile discipline du portrait sculpté, dans le cas d’un portrait sculpté, on ne peut pas se permettre une interprétation ou un exercice de style, il est impératif que le modèle se reconnaisse comme si il se regardait dans un miroir ou sur une photo dirais-t’on de nos jours.

Roc appelé Sphinx dans le Parc de Timna, Sud de l'Israël

L’art égyptien n’est pas non plus à confondre avec l’art grec, ce dernier se base sur ce qu’on nomme un canon de la beauté, c’est à dire des proportions établies arbitrairement qui ont créé un être qui n’existe pas mais qui est sensé représenté l’idéal esthétique; les anciens grecs se servaient notamment du même nez pour toutes leurs sculptures.

portraits grecs

Certes, les anciens égyptiens avaient aussi une forme d’art codifié mais celui-ci exprime davantage des scènes, des attitudes, des actions que des portraits à proprement dit. Mais dans le cas du Sphinx de Gizeh, ce monument remplit plusieurs fonctions pour une seule identité, nous allons, après ce petit rappel en Histoire de l’Art, enquêter ensemble afin de supprimer par le ridicule le large faisceau de théories et de légendes qui depuis l’avénement d’Internet a été diffusé dans l’esprit de chacun et a hélas bloqué la progression de notre découverte de l’Ancienne Egypte.

Le Sphinx aux identités multiples : 

sphinx vu de près

Certains comme l’égyptologue Christiane Zivie-Coche ou Mark Lehner et d’autres qui comme eux ont une mauvaise  vue, supposent que le visage du Sphinx serait celui de Khéphren.

Il suffit pourtant d’un rapide coup d’oeil pour observer que le visage de Khéphren est loin de ressembler au visage du Sphinx même si Khéphren est le fils de Khufu/Khéops.

KHAFRE (1)

Evidemment ces deux égyptologues ne se basent pas que sur l’aspect du Sphinx, ils se servent aussi de la carrière géologique dont les parois naturelles, qui entourent le sphinx et qui sont de même nature que les blocs, qui composent le temple du Sphinx, construit sous Képhren.

carriere sphinx

Ce temple du Sphinx étant plus proche de la Pyramide de Khéphren, l’égyptologue Zivie-Coche en conclut que le Sphinx porte le visage du Pharaon Khéphren.

En fait, ce ne sont pas les Égyptologues Zivie-Coche et Mark Lehner qui ont été les premiers à conclure qu’il s’agirait du Pharaon Khéphren.

Le premier à l’avoir proposé est l’autre « père de l’égyptologie » Française, Auguste Mariette qui en 1853, déterre une statue grandeur nature de Khéphren, taillée dans de la roche volcanique noire qu’on nomme diorite.

Auguste Mariette

C’est parmi les ruines de cette construction qu’il a découvert cet ancien édifice adjacent au Sphinx, qui serait plus tard appelé le « Temple de la Vallée ».

Mais remettre en question l’identité du Sphinx, c’est prendre le risque de heurter la sensibilité des égyptologues qui apprécient le travail sérieux de Mariette, il est vrai qu’il a beaucoup contribué à l’égyptologie.

L’affirmation de ce trio d’égyptologues s’oppose à une autre, en effet en parlant de carrières, le sphinx se trouve aussi aux environs de l’une des carrières d’où sont sorties les plus grosses pierres de la pyramide de Khufu.

Un autre élément permet au camp des égyptologues « Khéphreniste »de supposer que ce Pharaon est sensé avoir fait construire le Sphinx et lui aurait donné son visage; cet élément est que Khéphren est le premier à inclure le nom de Sa-Rê, « Le fils de Rê » dans sa titulature, qui précède le nom de naissance du pharaon inscrit dans un cartouche, ce qui indique le rattachement charnelle entre le pharaon et la puissance cosmique de l’univers, Rê le soleil.

Mais nous allons voir que la théorie des « Khéprenistes » rencontre un autre sérieux obstacle, celui de la fameuse fausse barbe décorative que certains Pharaons ont arboré sous leur menton mais il semble que Khufu n’en a pas eu recours, nous verrons plus loin pourquoi, cette barbe n’est pas celle du Sphinx.

Par la barbe du Sphinx ?

Certes, il existe des Sphinx à barbe comme celui visible au Temple de Wadi El Seboua en Nubie, mais il date du règne de Ramsès II de la dix-neuvième dynastie, vers -1304. Mais ces sphinx à barbe furent sculptés plus de 1000 ans après le Sphinx de Gizeh et n’ont pas du tout la même taille que lui.

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Même si il est déjà évident pour l’oeil de constater que le Sphinx a toujours une mâchoire inférieure intacte et que cette partie là du Sphinx n’a jamais nécéssité de restauration au cours des millénaires. Il nous faut investiguer plus en détails pour bien observer que le menton du Sphinx est intact mais son cou au niveau de la partie supérieure, l’est aussi.

Son cou ne montre pas de traces de cette fameuse barbe qui si on avait voulu la lui retiré lui aurait arracher le menton et une partie du cou, tant cette barbe se devait d’être bien massive vu la taille de la tête du sphinx.

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Il existe de nombreuses statues qui ont « perdu » leur barbe, nous pouvons aisément observé que si le même accident était arrivé au Sphinx, il en porterait encore la trace.

Nous savons tous que la barbe de Khéphren/ Khafra est de type massive puisqu’elle est solidaire du cou de ce Pharaon comme on peut le voir ci-dessus sur ces photos de plusieurs souverains dont Djédéfré.

barbe massive

Mais d’où vient cette théorie de la barbe du Sphinx ?

Elle fût élaborée grâce au mythe narré par la Stèle du Rêve du Pharaon Thoutmosis le Quatrième qui lui a régné au Nouvel Empire de la dix-huitième Dynastie, soit 1000 ans après la descendance de Khufu.

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Nous pouvons observer que le Pharaon Thoutmosis le Quatrième à lui aussi souffert de la perte d’une partie de sa machoire sur certaines statues, on peut en conclure sans difficultés qu’il est matériellement impossible de retirer la barbe d’un pharaon en pierre sans lui endommager une partie du visage.

Avant d’aller plus loin, il est imprtant de préciser que la barbe supposée du Sphinx est du style de celles que l’on faisait porter aux dieux dont voici ci-dessous la différence de styles :

barbes différentes

La barbe supposée du Sphinx ( à droite sur la photo ) est tressé obliquement, ce qui indique le style de barbe du Nouvel Empire, un style très différent des barbes de la quatrième dynastie; qui elles étaient striées horizontalement.

Il est donc important de préciser que le fragment du style de la barbe supposée du Sphinx n’était pas porté par un Pharaon même dieu vivant mais par un dieu tout court:

barbe-tressée

La Stèle du Rêve de Thoutmosis IV sur laquelle est représenté deux sphinx portant une barbe, est  postérieure au règne de Khufu, la barbe symbolisant le règne d’un Pharaon est une tradition tardive, à l’époque des Pyramides, elle n’était pas encore devenue systématique.

stèle du rêve

Sur cette stèle gravée sous Thoutmosis le quatrième, on peur voir deux sphinx à tête humaine le dos opposé, portant chacun une barbe du style de la dix-huitième Dynastie.

Mais il est plus facile de sculpter une barbe à un sphinx gravé sur une stèle, qu’en tailler une de la taille qui convienrait au visage du Sphinx, en effet, on peut se poser la question technique pour savoir comment a fait Thoutmosis IV pour fixer cette barbe au menton du Sphinx si on suppose que selon les sphinx qui sont représentés sur cette stèle désignent le Sphinx ?

Thoutmosis IV l’aurait il fait coller avec de la glue ou maintenue par des cordages voire ce Pharaon l’aurait il maintenu à bout de bras durant tout son règne ?

La Barbe de Caviglia :

La barbe supposée du Sphinx fût d’après la version officielle découverte par Giovanni Battista Caviglia (1770 à 1845), navigateur devenu égyptologue par l’appât du gain ( il n’existe pas de gravure d’époque représentant Caviglia, étrangement …).

barbe supposé du Sphinx.jpg

Nous savons qu’il exécuta des fouilles en Egypte grâce à son employeur Henry Salt, le Consul-Général britannique.

HENRY SALT

La mentalité égyptologique à l’époque de Caviglia était loin d’être aussi intègre qu’elle le devint, en effet  les premiers explorateurs et autres aventuriers n’étaient pas venus en Egypte pour faire du tourisme, ce qui les intéressaient c’était le marché noir des Antiquités d’Egypte qui fût très florissant jusqu’à l’apparation de Auguste Mariette et son autorité qui stoppa ce trafic.

Bon nombre des descendants des Arabes et Ottomans qui eux ont envahi l’Egypte au 7e Siècle, ont donc préféré abandonner leur récolte aléatoire de céréales pour plutôt s’enrichir rapidemment grâce au trafic d’artefacts égyptiens. Une manière aussi pour eux de contribuer davantage à la disparition de la civilision égyptienne en revendant des artefacts représentant de multiples dieux pour les remplacer abstraitement par leur dieu unique; les ouvriers improvisés du Pacha étaient donc ravis de participer aux fouilles, plutôt deux fois qu’une.

Ce vandalisme culturel avait déjà eu lieu, notamment avec les Romains qui se servirent des pierres de la Pyramide de Djédéfré d’où son état délabré actuelle alors qu’elle date de la même période que la Grande Pyramide, elle aurait du résister au Temps de la même manière si ce vandalisme n’avait pas eu lieu.

Ce trafic d’artefacts égyptiens continua bien après l’époque de Caviglia, puisque en 1911, l’archéologue britannique Flinders Petrie, après avoir étudié les bas-reliefs des mastabas de Meïdoum tout près de Gizeh, ordonna de faire ré-ensabler la nécropole, car les tombes furent pillées par des marchands d’arts et ce qui restait était en grand danger. Mais cette protection intervint fort tard, les vols avaient déjà été nombreux…

Dans les mémoires de l’égyptologue Français Emile Prisse d’Avesnes ( 1807 à 1879 ) on peut découvrir l’état d’esprit des autochtones qui régnait sur les fouilles de cette époque, Prisse d’Avesnes nous révèle que Méhémet Ali taxait tout et tous : « 
« Son objectif était d’abord de prélever l’impôt et de développer le commerce des esclaves. La culture de l’indigo, de la canne à sucre et du coton ont été développées, avec le maintien des productions locales comme que l’ivoire, le bétail, les peaux, la gomme arabique, les plumes d’autruche… et les esclaves. « , « La politique répressive et les prélèvements exagérés des impôts poussent la population à la révolte », « Les impôts excèdent les forces du pays. Toutes les dispositions prises dans les jours de crise et de danger, alors qu’il fallait faire face à l’Europe coalisée, ont été maintenues après la conclusion de la paix. Ainsi les droits dont on avait frappé tous les métiers, toutes les professions, la capitation qui pèse sur la classe pauvre et particulièrement sur la population rurale, — la solidarité imposée à tous les contribuables d’un village, entre tous les villages d’une province, entre les provinces elles-mêmes, — toutes ces mesures purement fiscales et si ruineuses sont toujours rigoureusement exécutées sans jamais avoir été révisées, sans qu’on ait pris en considération les déplacemens de la population. C’est ainsi qu’un village qui ne compte plus que trois cents habitans est encore tenu d’acquitter le montant intégral de l’impôt fixé au moment où il en comprenait douze cents. ». La pierre étant rare en Egypte, il existait sans doute aussi un impôt payé en pierres égyptiennes taillées. Cet impôt remplissant la double fonction de faire disparaître les vestiges égyptiens « païens » en récupérant les pierres déjà taillées pour qu’elles servent à la maçonnerie des mosquées dont la dynastie du Pacha ne manqua pas de multiplier les constructions à partir de cette époque. La Pierre de Rosette ne fût par le soldat français du nom de Bouchard découverte lors de travaux de renforcement d’un vieux fort turc.

L’Egyptologie selon la fraîcheur de son avènement à cette époque était encore loin d’avoir pu transformer des dessins gravés en lettres à traduire comme sont à traduire les hiérogyphes, de fait, même une pierre gravée restait une simpe pierre aux yeux de la Population sous le règne de Méhémet Pacha et sa dynastie avant et après.

Toutes ces détails expliquent clairement le peu de valeur culturelle mais de la grande valeur matérielle que pouvait avoir un vestige de l’Ancienne Egypte pour les envahisseurs et colons Ottomans à ‘époque de Prisse d’Avesnes.

emile-prisse-davesne-egyptologue

Mais ces envahisseurs venus du Moyen Orient revendaient aussi aux Roumis, c’est à dire aux étrangers d’Occident, des pièces plus rares et plus facile à transporter que des pierres.

Logiquement la barbe supposée du Sphinx aurait du elle aussi finir en pierre de fondation pour un édifice ottoman si Caviglia ne l’avait pas soi-disant découverte dans le sable à la base du torse du Sphinx et ce en même temps qu’il trouva  la Stèle du rêve.

Mais plutôt que de supposer que cette barbe appartiendrait au Sphinx, pourquoi pas concevoir un autre scénario plus crédible et moins romancé.

En effet, il est plus probable de concevoir que quand Caviglia a trouvé la « Stèle du rêve« , il a du se dire : « La barbe, le grand Sphinx n’a pas de barbe alors que les sphinx sculptés sur cette stèle en ont une chacun, bon sang qu’est ce que cela veut dire ?! »

Caviglia désirant être sans doute rapidemment payé car ne supportant plus a chaleur d’Egypte, préférant naviguer sur les mers, a résolu rapidement cette problématique en ramenant discrètement une barbe qu’il trouva sur un autre site, grâce à la complicité de un ou plusieurs de ses ouvriers dont il acheta sans doute le silence et la complicité. Mais sans doute que Henry Salt son employeur fût lui aussi impliqué dans ce subterfuge égyptologique.

En effet, il faut savoir que Henry Salt était loin d’être un honnête égyptologue, sa présence officielle en Egypte, lui permit surtout d’accumuler une collection d’oeuvres égyptiennes qu’il revendit aux différents musées, dont, aussi étonnant cela soit il, le Musée du Louvre qui lui acheta, par l’intermédiaire de Champollion, le sarcophage de Ramsès III.

N’est il  pas plus simple de croire que cette barbe fût simplement vendue par un autochtone croulant sous les impôts d’Ali Pacha, à Caviglia ?

Spéculation voire diffamation pensez-vous ? Voici une analyse qui aussi étrangement qu’il soit n’a jamais été faite, et pourtant on aurait sans doute du, afin de cesser de couvrir de ridicule l’égyptologie ainsi que les visiteurs du Musée Londonien où est exposé la barbe supposée du Sphinx. Les vraies mesures des fragments de cette barbe sont :

Barbe_et_dimensions_du_sphinx_quadrillage

Vérifions maintenant si cette barbe appartient réellement au Sphinx de Giza, c’est très simple, il suffit de connaître les mesures du visage du Sphinx.

Son visage mesure 5 mètres 20 de hauteur du menton jusqu’à l’uraeus, 4 mètres 20 de largeur à partir des pommettes, 2 mètres 32 de largeur de bouche et un 1 mètre 40 pour les oreilles, à quelques centimètres près selon les sources.

Si on reporte ces mesures sur le visage du sphinx, on constate très vite que la barbe retrouvée par Caviglia est minuscule par rapport au visage du Sphinx, puisqu’elle ne fait que 38, 2 centimètres de largeur.

C’est la démonstration irréfutable que cette barbe n’a jamais appartenu au Sphinx et ce même sous la dix-huitième Dynastie ou alors Thoutmosis a voulu se moquer du Sphinx, mais vu le cadeau que lui offrit le Sphinx, à savoir la couronne de l’Egypte, il est difficile de croire à une telle farce.

Cette barbe a été amené là intentionnellement pour correspondre avec les sphinx de la Stèle mais elle n’a jamais appartenu au grand Sphinx, n’en déplaise au camp des égyptologues qui lui attribue sur base de cette supercherie, l’identité de Khéphren.

Voici pour convaincre les plus sceptiques une photo à taille humaine où l’on peut voir que la barbe exposée au British Musueum n’appartient pas et n’a jamais appartenu au Sphinx; en effet, si on se base sur les mesures indiquées plus haut pour la largeur de la barbe, on constate sans hésiter que cette barbe est trop petite pour le menton du Sphinx.

Barbe supposée du Sphinx exposée en taille réelle

La largeur moyenne d’un corps humain au niveau du buste est d’environ 40 cm, soit à 1 cm près, la largeur de la barbe, de fait, même le torse d’un humain nous démontre si on le place sur le visage du Sphinx que jamais la largeur de cette barbe ne correspondrait à la largeur du visage du Sphinx qui rappelons-le, mesure tout de même + de 4 m.

Merci à ce touriste de nous permettre de refermer le sujet de cette barbe, qui ne vaut donc plus la peine d’être débattu, à moins d’être aveugle et stupide.

Théologie solaire :

Contrairement à ce que l’on croit le dieu Soleil fût représenté tardivement sous l’apparence d’un Lion, en effet, à l’époque de la ville de Héliopolis (Iounou en ancien égyptien ).

, la Ville solaire que les Anciens Égyptiens nommaient Onou et qui se situait dans le delta du Nil, on y adorait plusieurs divinités ( ou avatars ) solaires sous la forme d’une triade formée par : le dieu Scarabée Khépri, le dieu Faucon Rê et le dieu à tête et corps humains Atoum.

dieux héliopolitains

Même lors de la fusion de ces 3 entités en une seule qui se manifestait, cependant, sous forme de 3 étapes, le lion n’était pas évoqué, d’autant que la substance fondamentale de Ré évoquait l’oiseau Bénou, l’ancêtre du Phénix et le taureau Mnévis.

dieux héliopolitains bennou et mnévis

Mais dans l’Ancien Empire, le culte de Rê de la ville d’Heliopolis entra en concurrence avec le culte du dieu Ptah adoré dans la capitale Memphis, que les anciens égyptiens nommaient Men-Nefer.

Ptah et Ra

Mais cet épisode solaire entamé par la IVe dynastie, qui oppose le Dieu Ptah et Ré à partir de la fin de la quatrième dynastie, se développera principalement à partir de la dynastie suivante.

Ptah est le patron de la construction, de la métallurgie et de la sculpture mais il est également le patron des chantiers navals et des charpentiers, ce dieu a ainsi élargit l’attribution du statut artisan hérité du dieu Sokaris dont le nom fût mélangé à celui de Ptah, pour donner Ptah-Sokar.

Plus tard, à partir du Nouvel Empire, Ptah hérita aussi du nom du dieu Taténen, patron des forgerons, sous l’époque ramesside on combina leurs noms en Ptah-Taténen.

Ptah désigne donc l’artisan, l’artisanat, celui qui façonne.

Si le dieu Ptah a pu être opposé au dieu solaire Rê, ou Aton lors de la période amarnienne de la dix-huitième dynastie, il incarne toutefois l’essence divine dont le dieu solaire s’est nourri pour venir à l’existence, c’est-à-dire pour naître, selon les textes mythologiques memphites.

Ces détails sur Ptah, nous indiquent que le culte de Ptah persista fort longtemps malgré la présence de Ré, qui lui était le Patron des Médecins.

Râ est souvent représenté avec une tête de faucon sur laquelle est posé le disque solaire protégé par le cobra dressé. Mais il peut apparaître aussi sous bien d’autres formes, comme nous l’avons vu.

Mais certaines personnes ne veulent voir dans le Sphinx qu’un vulgaire Lion qui n’était pourtant pas le premier symbole solaire dans l’ancienne Egypte, mais si on se base sur la zoologie symboliste on sait aussi que le Scarabée fait rouler une boulette d’excrément animal illustrant ainsi la course du soleil, cela ne signifie pas que le Soleil était comparé à un excrément, ce n’est pas cette déjection qu’il faut tenir compte, c’est bien l’action du  scarabée qui illustre le Soleil et ce qui nous semble être sa course du soleil, vu de la Terre.

Le lion lui, avait surtout un rôle de compagnon de bataille, il symbolisait la force de Pharaon, comme l’illustre la « Palette de Battlefield » montrant le roi, sous la forme d’un lion, en train de terrasser un ennemi, (vers – 3100 période prédynastique ), qui est exposée au British Museum à Londres  :

Battlefield palette Nagada

Mais le lion représentait aussi l’ennemi de l’Egypte pour les Anciens Égyptiens, , comme on peut l’observer sur « le bouclier de Toutankhamon » , exposé au musée du Caire :

bouclier de toutankhamon

Au sommet de ce bouclier on peut voir un disque solaire ailé protégeant le Pharaon Toutankhamon. Ce Pharaon est représenté tenant une arme dans une main et deux lions dans l’autre. Dans ce cas-ci, c’est la férocité du lion que les anciens Égyptiens de la Dix-huitième Dynastie ont voulu représenté par des lions mais la férocité des ennemis de l’Egypte.

Certes il existe la Déesse Lionne du nom de Sekhmet, mais même si on a longtemps cru jusqu’à l’avénement de l’Egyptologie que le Sphinx représentait une femme à cause de l’ancêtre du Némès, ce morceau d’étoffe que les Pharaons ont commencé à arboré véritablement sous sa forme connue seulement à partir du Pharaon Khéphren, mais cette confusion qui provient de l’interprétation des explorateurs en Egypte comme ceux contemporains de Pierre Belon du Mans ( 1517 – 1565 ) et bien d’autres plus moyenâgeux que lui dont le premier connu fût Symon Semeonis ( vers 1323 ) étaient convaincus que selon l’héritage Latin Astrologique très en vogue en Europe depuis la Rome Antique, que le Sphinx représentait une référence au Signe du Lion du Zodiaque illustrant l’animal du même nom mais avec une tête de Femme représenant elle, le signe de la Vierge :

Voici un extrait en français tel quel non traduit du latin de livre de du Mans qui fût publié directement en français exeptionnellement en 1555 que l’on peut lire page 76 du livre « L’Egyptologie avant Champollion », écrit par Florimond Lamy et Marie-Cécile Bruwier, publié aux éditions Versant Sud, dépot légal 2005 :

« Grand colosse nommé par Hérodote androsphinx et par Pline sphinge qui est en sculpture devant les pyramides…C’est que durant le Signe de Leo & Virgo ( Août et Septembre ), le Nil arrouse les terres de l’Egypte : & les Egyptiens voulant signifier leur richesses, ont exprimé un monstre en sculpture, ayant le devant d’une vierge, & le derrière de Lion, & l’ont nommé Sphinx. ».

Ci-dessous, une gravure datant de plus d’un siècle après l’époque de Pierre Belon du Mans, nous démontrant qu’en 1653, seule la tête du Sphinx émergait du sable, ce qui signifie que du Mans même si il l’a vu lui aussi le corps léonin enfoui, se référait avant tout au savoir latin en astrologie en vogue depuis Claude Ptolémée ( IIe siècle ) l’astronome et astrologue alexandrin.

sphinx féminin 1653

Sur cette autre gravure on voit que les illustrateurs s’en tenaient aux indications qu’on leur répétait lorsque on avait eu le rare privilège de s’être rendu en Egypte, privilège ou hérésie, car l’Egypte jusqu’à la Campagne d’Egypte était une « Terre maudite » par l’Eglise Catholique Romaine depuis que la Rome Antique l’avait consideré comme telle à cause de l’opprobre du futur premier empereur Octave Auguste  pour la problématique politique de la désertion de Marc Antoine aux côtés de Cléopâtre VII.

gravure sphinx

Il faut rajouter aussi la multitude de divinités égyptiennes qui ne devaient plus détourner la foi du pélerin catholique en remettant en question l’unicité du dieu des Croisés en Palestine l’époque des premieres croisades dès l’an 1096.

Il est instructif de savoir que le Temple de Philae où l’on honorait encore un culte à la Déesse Isis fût fermer sur ordre de Justinien le Catholique seulement au 7e siècle, cétait depuis l’Edit de Théssalonique, 3 siècles de trop.

Mais cette confusion féminine avec Sekhmet la Lionne ne date évidemment pas de l’époque de du Mans, elle remonte à très tard dans le XXe siècle, lorsque des auteurs ésotériques se permirent d’établir des liens avec le Signe de la Vierge et la Lionne sans crinière que certains supposent être le Sphinx.

Nous reviendrons plus loin, sur ces théories modernes qui seront balayées par le vent de la recherche sérieuse qui souffle, en restant modeste, dans ce livre.

On constate donc que faire une fixation sur le lion comme étant l’unique symbole solaire de l’ancienne Egypte, c’est aller un peu vite en conclusion car il n’existe pas à proprement dit des éléments hiéroglyphiques ou autres artefacts sauf les deux hiéroglyphes astronomes indiquant le lever ( Kfa ) et le coucher du soleil ( Hat ) mais aussi celui du « lion couché ou assis » intégral que l’on prononce RW ou L dans les mots étrangers.

Nous savons que le Lion est attribué entre autre aux noms de la Dynastie Héléne fondée par le général Ptolémée à qui Alexandre le Macédonien laissa l’héritage de l’Egypte. Cette dynastie étrangère comme le furent d’autres venues d’ailleurs, était désignée par un lion parce que cet animal depuis Touthankamon, représentait les ennemis de l’Egypte, et dans ces ennemis, les anciens égyptiens incluaient la Dynastie Ptolémaïque, c’est pourquoi on retrouve dans le cartouche des Ptolémée, un lion.

Nous l’avons vu,  les Anciens Egyptiens se servaient avant tout d’un Faucon pour représenter un des avatars du Soleil mais pourquoi désigner un faucon pour symbole solaire, alors que tout le monde désigne le Lion comme symbole unique du Soleil comme si c’était là une vérité évidente ?

Parce que la zoologie nous apprend que le faucon s’élève rapidemment du sol, tel l’astre solaire vu de la Terre, pour atteindre une telle hauteur qu’on perçoit à peine le rapace dans le ciel, et lorsqu’il se met à planer comme si il flottait dans le ciel, cet oiseau correspondait plus fidèlement à l’illustration du Soleil que ne pourrait l’illustrer le Lion qui lui reste au sol.

Les anciens Égyptiens qui ont élaboré leur perception de l’astronomie notamment par le biais de la zoologie parmi d’autres observations ont repris les caractéristiques de cet oiseau pour expliquer ou illustrer la course du soleil qui comme le faucon, atteint une certaine hauteur dans le ciel en été et pour nous donner l’illusion à partir de la Terre, qu’il en redescend à l’époque du Solstice d’été.

Si on tient compte que parmi la nourriture du faucon crécerellette, il y a le serpent qui lui doit se réchauffer avec une température idéale qui avoisine les 30°C.

On comprend mieux pourquoi le Faucon s’élève haut dans le ciel afin qu’avec de son oeil perçant, il puisse voir une plus large étendue, et ainsi fondre au ras du sol, sur sa proie qu’est le serpent, d’ou l’association de ces deux espèces différentes pour représenter Râ le Soleil.

Un autre point commun entre un serpent et un faucon est l’oeuf, l’oeuf est un symbole très important pour les anciens égyptiens, quand on sait que pour eux, le Soleil naquit d’un oeuf.

Certes, cet oeuf fût pondu par un autre oiseau du nom de Bénou que les Grecs nommèrent Phénix, l’oiseau qui renaît de ces cendres tout comme le soleil qui donne l’impression de mourir mais renaîtra au matin.

L’oiseau Bénou, le Faucon et même le serpent ( Nehebkaou ) étaient des divinités honorées à Héliopolis.

Le dieu Rê était également fortement associé au jour de l’an égyptien qui avait lieu dans le mois Tho(u)t de la saison Akhet, l’équivalent de notre 19 Juillet.

Ce jour était l’occasion d’une fête, la « fête de Rê », selon un papyrus et un ostracon d’époque ramesside, il s’agissait là de fêter le jour de la naissance de Ré dans le calendrier égyptien.

Mais déjà, dans les textes des pyramides, Rê était considéré comme « le maître de l’année », nous reviendrons plus loin sur la fête-naissance de Ré en relation avec le 19 juillet.

Abordons maintenant les différentes identités attribuées au Sphinx en fonction de ceux que l’on suppose qu’ils l’auraient fait sculpter.

Selon la théorie de l’égyptologue Vassil Dobrev, fana d’Indiana Jones qui nous a réalisé un super film digne de son idole, qui nous explique qu’il faut savoir couper la pomme en deux, c’est à dire que d’après lui, Djédefré aurait fait construire le Sphinx en l’honneur de son père Khéops.

Djédefré,le sculpteur du Sphinx ?

djédéfré sans traits

Le Pharaon Rêdjedef et non pas Djédefré car la syllable « Ré » désignant le Soleil doit toujours se trouvé en début de nom, mais bon continuons à l’appeler sous le nom que tous le monde connaît s’y on veut s’y retrouver.

Cette supposition attribuant le Sphinx à Djedferê trouve son explication dans le fait qu’il est le premier pharaon à porter le qualificatif de « fils de Rê » dans sa titulature et que le choix du site de sa pyramide le rattache à la théologie héliopolitaine mais nous l’avons vu avec le chapitre sur la théologie solaire égyptienne qu’être « Fils de Ré » ne signifie pas que l’on était forcément en relation avec un lion, « Fils de Ré » peut tout autant désigné le Faucon Râ.

Selon cet égyptologue russophone Djédéfré aurait pu faire construire sa pyramide en lieu et place du Sphinx, ainsi il n’aurait pas « dérangé » l’architecture pyramidale présente sur le Plateau de Giza et Djédéfré serait resté tout près de son « papa chéri », puisque Vassil Dobrev insiste tant sur l’amour et l’admiration de Djédefré pour son père Kufhu.

Au fait, pourquoi Dobrev l’Indiana Jones désigne t’il Djédefré comme ayant été le commanditaire du Sphinx, est-ce à cause du cartouche de ce Pharaon que l’on a retrouvé dans la « fosse »au navire adjacente à la Grande Pyramide ?

cartouche de djédefré

Certains égyptologues supposent que ce serait Djédefré qui a fait construire le Sphinx, parce que on a retrouvé son cartouche, dans la fosse où on a retrouvé la barque solaire de Kufhu.

fosse à barque

Mais cette théorie est contredite par d’autres, car Djédefré aurait pu simplement faire démonter cette barque pour l’entreposer dans cette « fosse », pour plusieurs raisons, soit en mémoire de son père, soit pour préserver ce patrimoine Égyptien naval.

barque de Khufu

En effet, quand on voit la majesté de cette barque, il eut été dommage d’en faire du bois à brûler.

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas parce que le cartouche de Djédefré est visible dans la fosse de la barque, que cela démontre forcément, que Djédefré a fait tailler le Sphinx.

Mais, si cela est le cas, cela souligne surtout que le Sphinx est bien à attribuer à Khufu, que cela soit lui-même ou son fils Djédefré qui a fait tailler le Sphinx.

Le règne du Pharaon Djédefré eut lieu entre -2528 et -2518, soit moins de 30 ans après le règne de son père Khufu. Ce qui est certain, c’est que le visage de Djédefré n’est pas le visage du Sphinx, comme nous le verrons plus loin.

Nous allons maintenant grâce à l’élimination progressive des théories de certains auteurs, nous intérresser plus en détails au visage réel du Sphinx pour découvrir à qui il appartient ou qui il évoque.

Le Visage du Sphinx : 

sphinx-vu-den-bas

Grâce à la l’étude de la morphologie que l’on utilise dorénavant dans les services de Police, cette science qui consiste à étudier les caractères formels commun à différents éléments, va nous aider à pouvoir identifier précisément l’identité du Sphinx.

Cette méthode de superposition est utilisée par les logiciels des services de renseignement selon la méthode de Titus Plattner le journaliste qui a su identifier le Dictateur King Jong-Un avec précision selon ses différents âges, il est possible aussi de se servir de cette méthode pour identifier le visage du Pharaon Khufu sur le visage du Sphinx et réciproquement :

méthode titus plattner

Mais d’abord il faut savoir que l’égyptologue Rainer Stadelman nous indique que si le Sphinx date de Khéphren, il est curieux de la part de son père que Khufu ne rasa pas la butte informe qui était initialement le Sphinx si ce n’est pas lui qui le fît sculpter.

En effet, voilà un plateau dont le design architectural est des plus épurés mais Khufu d’après certains, aurait choisi de gâcher son horizon avec une butte informe qui ressemblait plus ou moins à celle que l’on trouve en Israël :

Khufu aurait il pu laisser en place cette masse rocheuse informe à l’état brute sans penser à faire raser cette butte pour en récupérer les pierres pour que son Peuple puisse construire avec celles-ci d’autres édifices  et monuments mais d’après Monsieur obrev, il ne le fît pas laissant d’après Dobrev, le soin à son fils Djédéfré, le souci de s’en occuper car même Khéphren son frère n’y avait pas pensé.

Pourtant c’est bien le Pharaon Khufu qui initia le plateau de Giza en tant que nécropole et non pas les Pharaon Khéphren ou Mykérinos et encore moins Djédefré puisque ce dernier, fît construire sa pyramide ailleurs, par déduction, c’est donc Khufu qui en faisant bâtir sa pyramide a fait aussi sculpter son Sphinx.

Rainer Stadelman et sa conclusion même si elle fait preuve de logique, doit être soutenue par d’autres éléments, nous allons l’aider.

Le Pharaon Khéphren a un visage en ovale, alors que le sphinx a un contour de tête combinant le carré et le cercle et l’espace entre la bouche et le menton du Sphinx est bien plus petit que celui de Khéphren.

Faisons une analyse comparative morphologique afin de vérifier si la théorie de Stadelman se tient et pour se faire, nous avons besoin d’un élément précieux.

Tout le monde connaît la minuscule statuette en ivoire, de la taille de moins de 8 centimètres de haut, trouvée par l’Égyptologue Anglais W.M Flinders Petrie, en 1903 à Abydos.

FLINDERS PETRIE

Cette statuette exposée au Musée du Caire, représente donc le Pharaon Khéops avec la Couronne de la Basse-Egypte, c’est à dire, là où se trouve les Pyramides.

Ce détail de la couronne et des pyramides, offre un autre élément de vérification sur Khufu et sa relation avec les pyramides.

La Statuette de Khufu :

Flinders Petrie n’a pas retrouvé cette statuette directement en un seul morceau, en effet, il trouva d’abord le corps fragmenté assis sur un trône sans la tête du Pharaon.

C’est d’ailleurs grâce à ce trône que Flinders Petrie a pu lire sur le côté de la jambe droite, le nom de Khufu inscrit à l’intérieur du Serekh une variante d’un cartouche :

serekh khufu

C’est ainsi que stupéfait par sa découverte, Flinders Petrie encouragea vivement les ouvriers qui travaillaient avec lui, à continuer à tamiser le sable pour retrouver la partie manquante, à savoir la tête de Khufu.

Certaines rumeurs disent que son équipe a voulu taquiner Pétrie en dissimulant la tête qu’ils avaient déjà retrouver, d’autres rumeurs disent qu’ils ont voulu prolonger la durée de leur contrat de travail, mais dans un cas comme dans l’autre, ils n’ont pas voulu abuser de la patience de Pétrie et ont fini par lui montrer ce qu’ils avaient trouvé après 3 semaines de fouilles, mais il fût difficile de retrouver de si petites pièces dans le sable, la fameuse tête dont les oreilles s’étaient détachées ainsi qu’une partie de la couronne finalement furent toutes retrouvées.

statuette fragementée de Kufhu

Pétrie tremblotant d’émotion, recolla tant bien que mal, plutôt mal que bien, les fragments de la tête de Khufu sur le cou de la minuscule statuette, il recolla mal les oreilles quant à leur emplacement initial et même les fragments de la couronne furent négligés par l’illustre égyptologue.

En observant la statuette de Kufhu, on ne peut qu’ironiser sur sa petite taille comparée à la hauteur de la Grande Pyramide mais il existe d’autres pharaons qui ont été représentés de la même taille ou presque que celle de Khufu.

petite statue de pharaon

Mais peu de personnes savent qu’il existe une autre statuette qui représenterait elle aussi le visage du célèbre Pharaon Khéops, mais ici, il s’agit juste d’une tête complète sans corps, voyons voir de plus près, cette tête présumée appartenir à  Khufu.

Tête de Khéops en ivoire exposée au Altes Museum

On peut voir avec cette sculpture exposée au Altes Musuem de Berlin, que le personnage porte une perruque que l’on nomme ibès.

Cette perruque était très en vogue sous le règne qui dura 23 ans de Khufu comme en témoigne ses diverses statues :

Têtes avec ibès

Mais cette perruque portée aussi par des personnes moins prestigieuses que le Pharaon Khufu, se devait d’être différente du « commun des mortels ».

C’est pourquoi il est indispensable que cette perruque ibès soit accompagnée d’un uraeus pour désigner un Pharaon. L’uraeus est un élément composé d’un serpent cobra que l’on trouve en général, au dessus du front d’un pharaon, fixé à une sorte de serre-tête que l’on nomme Seched.

La perruque de la tête présumée de Khufu porte bien cet uraeus même si le temps a fait son oeuvre, on la distingue encore.

khufu Altes museum Berlin

Mais la perruque ibès n’a pas été portée que sous la quatrième dynastie, puisque Thoutmosis quatre la porta encore sous la dix-huitième dynastie, en voici une des siennes :

Ibès de Thoutmosis 4

La tête de Khufu exposée au Altes Museum de Berlin, semble elle aussi avoir été sculpté dans de l’ivoire selon certains, en calcaire selon d’autres, selon son teint ocre.

C’est là un élément supplémentaire qui nous indique que cette tête daterait elle aussi, de la même époque que la célèbre statuette que nous connaissons tous.

Mais l’archéologie réclame des arguments plus conséquents, en effet, les égyptologues hésitent entre attribuer cette tête-ibès à Khufu ou à Niouserrê qui régna aux alentours de -2420 à -2389 sous la cinquième Dynastie.

Niuserre_BrooklynMuseum

La statue ci-dessus est sensée représentée le Pharaon Niouserrê car tous les égyptologues ne sont pas d’accord sur son son identité, par contre, ils s’accordent sur celle en-dessous qui est assez exceptionnelle parce qu’elle représente Niouserrê jeune et vieux.

Double Statue Niuserre

Sur cette double statue, on remarque que la partie jeune de Niouserrê même si elle est assez abîmée a beaucoup de ressemblance avec la statue de Niouserrê que certains supposent être lui.

Nous pouvons aussi constater que Niouserrê porte le Némès mais cette coiffe vit son avènement seulement avec Khéphren, comme nous le verrons plus loin.

Mais c’est déjà là, un élément supplémentaire qui nous indique que la balance pèse davantage du côté de Khufu qui lui n’a jamais porté le Némès.

Le point qui fait douter les égyptologues est l’absence de barbe du menton de Niouserrê, de fait, si Khufu n’a jamais été représenté avec une barbe et que Niouserrê non plus, cela pose un souci d’identification.

La tête présumée de Khufu fût retrouvé à Abousir à 25 kilomètres au Sud-Ouest du Caire, ce site est connu par les pyramides de plusieurs pharaons de la cinquième dynastie, dont celle de Niouserrê. Mais un peu au nord du champ des pyramides, se trouve une nécropole remontant à la quatrième dynastie, celle de Khufu. En effet les plus anciens mastaba d’Abousir datent du règne de Snéfrou, le père de Khufu.

Le site d’Abousir est considéré comme  un « faubourg » au nord de la capitale de l’Égypte à cette époque, soit Memphis.

La première synthèse des éléments dont nous disposons jusqu’à présent pour cette tête présumée en faveur de Khufu sont donc, l’absence de barbe et Abousir.

Les seules statues que nous avons du pharaon Niouserré, nous montre qu’il est déjà habitué à porter la coiffe Némès ce qui n’est pas le cas pour Khufu.

Mais ce ne sont pas là des éléments déterminants même si ils nous permettent de ne pas nous disperser. Pour une étude morphologique nous allons nous aider du visage rond de Niouserrê qui correspond bien à la rondeur du visage jeune de la double statue temporel.

Niouserrê tête séparée du corps

Nous allons donc tracer un contour précis en rouge autour des yeux, de la bouche et de la courbe du menton :

Niouserrê tête avec ses propres contours

Les contours tiennent compte de la largeur de la bouche, de la taille de celle-ci mais aussi de la base du nez en tenant compte des narines et de la convergence des deux lignes qui dessinent les yeux et qui les délimitent de chaque côté de l’oeil. Gardons les traits en rouge et retirons le visage de Niouserrê :

contours rouges niouserrê

Faisons apparaître maintenant sans bouger ces traits e couleur rouge sur le visage de Niouserrê vieux :

NIouserré vieux avec contours

Les yeux correspondent, la largeur de la bouche aussi, les narines sont à la même hauteur, le nez à la même largeur et le menton épouse la même courbe.

Voici le même visage sans les traits rouges afin qu’on puisse mieux voir que les tracés rouges correspondent bien :

NIouserré vieux sans contours

Reprenons les contours rouges du visage de Niouserrê jeune ou vieux et faisons disparaître le visage :

contours rouges niouserrê

Gardons ces contours rouges sans les faire bouger de l’emplacement initial défini par le premier visage de Niouserrê et faisons apparaître la tête supposée de Khufu afin de vérifier si les traits correspondent aussi :

visage supposé de Khufu avec traits rouges de Niouserrê

On constate que le nez de Niouserrê est plus haut et plus large que celui de la tête supposée de Khufu et la bouche de Niouserrê est plus haute au niveau de la lèvre supérieure, et le menton de Niouserré est plus bas.

Maintenant que nous avons résolu l’hésitation de certains égyptologues à propos de cette tête supposée de Khufu, qui n’est donc pas la tête de Niouserrê, nous allons voir avec la même méthode si la tête supposée de Kufhu appartient bien au Pharaon qui fît construire la Grande Pyramide.

Khufu le Sphinx :

Cette fois, nous allons nous baser directement sur le visage du Sphinx, comme précédemment nous traçons un contour autour des yeux, des sourcils, d’une partie du nez, du moins ce qu’il en reste, de la bouche et de la courbe du menton du Sphinx :

sphinx 800 par 600 contours

Il est important de préciser que les photos du visage doivent bien être prises de face, si on veut éviter les interprétations.

Faisons disparaître le visage du Sphinx pour ne conserver que les contours :

contours verts pour la superposition

Gardons ces traits sans les bouger de place, et faisons apparaître le visage supposé de Khufu  :

tête de khéops ibès avec traits verts

« Y a pas photo ! », comme on dit, les contours du visage du Sphinx se superposent au millimètre près sur la tête supposée de Khufu.

Retirons le visage de la tête de Khufu et gardons les traits verts sans les bouger de place :

contours-verts-pour-la-superposition

Faisons apparaître cette fois-ci  la tête de la minuscule statuette de Khufu  trouvée par Flinders Petrie :

khéops petite statue 6 avec traits verts

« Y a pas photos non plus ! », ça correspond parfaitement aussi, le visage de Khufu est bien le visage du sphinx et inversément, les deux visages dit officiels du visage de Khufu, se superposent parfaitement et sans tricheries, sur le visage du Sphinx.

Mais pour éviter de nous emballer, faisons à nouveau ce test morphologique, mais cette fois-ci avec le visage de Khéphren, on distingue très bien les détails du visage de Khéphren d’autant qu’il existe de multiples statues le représentant en grande taille contrairement à Khufu.

Faisons disparaître le visage de Khufu et remplaçons-le par celui de Khéphren tout en conservant les mêmes repères verts du visage de Khufu le Sphinx.

visage de képhren et contours

Là, ça ne va plus, on constate que la bouche de Khéphren est plus mince, en effet la lèvre supérieure de Khéphren est carrément dessous de la lèvre supérieure de Khufu le Sphinx mais on constate aussi que le menton de Khéphren est plus bas que le trait vert.

Essayons avec une autre statue de Khéphren pour voir au cas où la première statue ne serait pas lui :

khéphren-classique avec contours

Ce n’est pas Khéphren qui correspond au visage du sphinx, et ce même avec deux statues différentes.

Et si le visage du Sphinx était celui du Pharaon Mykérinos, celui qui a la plus petite, je parle de sa pyramide biens sûr ?

mikerinos avec traits

Là non plus le visage du sphinx ne correspond pas, la bouche de Mykérinos est plus fine et son nez est légèrement plus bas que celui du visage du Sphinx.

Nous venons de passer en revue, les Pharaons qui ont construit les pyramides du plateau de Gizeh et seul le visage de Khufu correspond parfaitement au visage du Sphinx.

On pourrait se servir de ces contours pour les superposer sur d’autres visages afin de vérifier si l’un d’entre eux correspondrait.

Mais il faut savoir qu’un visage est comme une empreinte digitale, même les jumeaux les plus ressemblants ont des petites différences, de fait, c’est bien là un moyen scientifique d’identifier un visage.

Essayons quand même une dernière fois, avec le visage de Djédefré, dont nous avions abordé le règne, un peu plus haut.

djédéfré avec traits

Ce n’est pas non plus, Djédefré, sa bouche est plus basse et son menton aussi mais essayons aussi avec les deux profils du Sphinx, la même méthode devrait confirmer le même résultat.

LES DEUX PROFILS DU SPHINX

Il suffit de prendre l’empreinte du profil de la Statuette qui possède encore son nez en dessinant un contour en vert :
Profil Sphinx et Khufu

Le contour vert épouse parfaitement les deux profils du Sphinx, mais il existe une autre méthode pour vérifier si il existe une similitude entre deux visages, cette méthode la voici :

Sans titre 6

Cette méthode aussi précise que celle utilisant les contours nous offre clairement l’évidence que le Sphinx et Khufu ne font qu’un.

Nous avions vu avec la tête de Khufu que l’on pensait être attribuée au Pharaon Niousseré, que les anciens égyptiens dumoins leurs Pharaons arboraient un morceau d’étoffe posé sur leur tête, cette coiffe se nomme némès.

Le Némès du Sphinx :

Il est intéressant de noter que c’est à partir de la IVe Dynastie qu’est apparue jusqu’à la Dynastie des Ptolémée, la célèbre coiffe que l’on nomme le Némès.

Cette coiffe que tous les pharaons après Khéops porteront en commençant par ses fils Khéphren et Djédefré.

Certes, le Pharaon Djoser de la troisième dynastie avait porté une sorte de Némès, mais on ne peut pas dire que le Némès de Djoser ressemble complètement à celui de Khéphren.

Djoser

Même Snéfrou le père de Khufu et même le Pharaon Ouni avant Snéfrou n’arborait pas le némès systématiquement, c’est même si rare que l’on ne possède aucune statue représentant Ounas et Snéfrou en némès.

Arrêtons-nous donc, un instant sur ce qu’on pourrait nommer, le premier essai du némès.

Il est intéressant de constater que le némès de Djoser est assez fin et plus court comparé à celui de Khéphren.

némès comparaison contours

Le Némès de Khéphren atteint sa poitrine tandis que le Némès de Djoser atteint ses épaules.

De plus, le némès de Djoser est posé sur une immense perruque, ce qui n’est pas le cas pour Khéphren et non plus le cas pour aucun des pharaons qui suivront Khéphren.

Le némès de Djoser s’adapte d’ailleurs bien mieux au némès du Sphinx, en effet ce qu’on pourrait nommer les « retombées » du Némès mais que d’autres nomment des « ailes » parce qu’ils pensent que ce sont les ailes du dieu Horus.

Les deux retombées donc qui tombent de chaque côté sur la poitrine de Khéprhen, sont inexistantes sur le Sphinx.

On en voit nulle trace, si elles avaient été solidaires de la poitrine comme on peut le voir avec tous les autres pharaons sauf le Pharaon Djoser, ces retombées seraient encore là sur le Sphinx, du moins quelques fragments

Essayons de replacer le némès de Djoser sur la tête du Sphinx Khufu :

sphinx avec némès de djoser

Le Némès style Djoser s’applique mieux sur le Sphinx que celui de Khéphren qui est plus massif et plus long.

De fait, quand Khufu a demandé à ce qu’on sculpte un némès à son sphinx, c’est le némès de Djoser auquel, il s’était logiquement référé.

C’est pourquoi avec le temps, les pointes du némès du Sphinx à la mode de Djoser ont plus facilement disparues, ou été vandalisées ou ont été érodées par le vent du désert.

Précisons aussi que sur le sphinx, le némès est complètement plissé et ne possède pas de bandeau sur le front, le style  très connu du Némès n’apparaît qu’avec l’avènement de Djédéfrê et son frère Khéphren.

Nous allons maintenant parler des proportions mais aussi des angles de vision qu’il faudrait tenir compte pour voir le Sphinx comme il convient.

Angles de visions du Sphinx :

Vous avez sans doute remarqué que le Sphinx semble avoir les oreilles trop haut par rapport à l’anatomie normale d’un visage :

sphinx vu avec ces oreilles trop hautes et traits

Mais tout dépend de l’angle sous lequel, on le regarde, observons d’abord où doivent se situer les oreilles sur un visage d’un point de vue anatomique :

anatomie du visage avec traits négatif

Les oreilles doivent + ou – correspondre en taille et en hauteur au nez et la ligne supérieure imaginaire doit passer par les sourcils.

Observons notre Sphinx Khufu sous tous les angles, maintenant que nous savons vraiment qu’il il est.

Si on regarde le sphinx du bas vers le haut, c’est à dire en contre-plongée, les oreilles du sphinx apparaissent plus bas, mais c’est normal, puisque nous le regardons du bas.

sphinx vu d'en bas

Par contre si vous regardez le Sphinx en vous mettant face à son visage à une certaine hauteur et à une certaine distance, c’est à dire, en le regardant sous le bon angle de vue, le haut de l’oreille se situe parfaitement au même niveau que le sourcil.

sphinx vu avec ces oreilles à niveau et traits

Ces distorsions visuelles qui pouvaient apparaître sur un visage royal de grandes dimensions, suivant l’endroit d’où il était regardé, ont donc été tenues en compte par le(s) sculpteurs afin que la notion de perspective soit tenue en compte.

Certes, la découverte de la perspective est plus tardive  puisque apparue à la Renaissance italienne mais les Anciens Egyptiens en avaient déjà visiblement la maîtrise.

Ces corrections visuelles systématiquement apportées aux traits des visages royaux colossaux et non pas la statuaire en général, n’avaient d’autre but que l’élimination des déformations visuelles dues à un changement de position de celui qui regarde l’oeuvre ; ce que les savants appellent la parallaxe, qui est donc l’incidence du changement de position de l’observateur sur l’observation d’un objet.

Si nous observons les oreilles de la statuette de Khufu, nous remarquons même si elles furent mal recollées à la va vite par Flinders Pétrie, que la petite taille de cette statuette de moins de 8 centimètres de haut, se devait d’être plus proche de la réalité, contrairement à la taille du Sphinx.

PROFIL statuette

En parlant d’angle de vue non plus de la tête mais de tout le corps tête y compris, il faut savoir que l’actuel angle de vue où l’on voit la Pyramide de Khéphren derrière le Sphinx, est un angle de vue tardif car vu du Caire qui se trouve au Nord-Est, c’est par là qu’affluent les Touristes.

Mais du temps de Khufu, le Sphinx se révélait à l’observateur quand on remontait du Sud, soit en remontant de l’ancienne Capitale de la ville égyptienne de Memphis qui se trouve au Sud Est, cette ville fut fondée par le roi Ménès vers -3000 et fut la capitale de l’Égypte durant tout l’Ancien Empire.

Sphinx de gizh memphis

Le Sphinx se regardait donc de profil et non pas de face et cet angle de vue de profil est le seul à tenir en compte comme nous le verrons un peu plus loin.

Rappelons aussi avant de refermer ce chapitre sur l’angle de vue, que la chaussée dite chaussée funéraire qui est relié à une pyramide, peu importe la pyramide, se dirige toujours vers l’Est.

Mais la chaussée qui relie la Pyramide de Khéphren dévie de cette direction, vers la droite, comme si les anciens égyptiens artisans sous le règne de Khéphren avaient voulu éviter quelque chose.

Khéphren et sa chaussée déviée

Cette chose, c’est le Sphinx, de fait, le Sphinx était là avant la construction de la Pyramide de Khéphren, ce n’est donc pas ce dernier qui l’a fait tailler et nous avons vu ce n’est pas lui qu’il représente.

Nous allons maintenant voir pourquoi le Sphinx possède ce que certains considèrent être une anomalie de taille, à savoir celle de la tête du Sphinx qu’ils jugent trop petite et par là, concluent qu’elles fût sculptée bien après, comme une sorte de recyclage.

Proportions du Sphinx :

Rappelons-le, la tête du Sphinx fait tout de même 4 m 20 de largeur sur 5 m 20 de hauteur, d’ailleurs quand on regarde le Sphinx de face ou de profil, on a pas forcément l’impression flagrante d’une tête « minuscule », sauf si on le regarde de très haut, à partir d’un avion mais cette angle de vision est bien sûr moderne et évidemment à l’époque, les Anciens égyptiens n’en tenaient pas compte.

Ces différences visuelles de tailles du Sphinx dépendent donc de l’angle de vue que l’on utilise pour l’observer. Si on regarde la tête à partir du sol, la taille de la tête du Sphinx ne pose aucun problème de proportion.

Sphinx en contre plongée

Partant de l’hypothèse que le Sphinx est un recyclage d’une sculpture, certains évoquent la statue d’un lion mais si le Sphinx avait eu une tête de lion, où sont passés les morceaux de sa crinière et son museau qui est plus allongé que le profil d’un humain ?

Ont ils été transformé en blocs pour construire les pyramides ? Non, car les blocs des Pyramides n’ont pas la même composition géologique que le Sphinx.

La butte naturelle était là avant les pyramides, nous sommes bien d’accord mais elle n’avait pas une forme de lion, elle devait ressembler à quelque chose comme cette butte nommée « Sphinx » (!) que l’on peut voir au Parc de Timna, dans le sud de l’Israël avec ces coordonnées géographiques suivantes 29° 45′ 39.15″ N, 34° 57′ 45.96″ E :

:Cette butte qui allait devenir le Sphinx fût transformée non pas grâce à des blocs superposés comme pour les Temples ou les Pyramides mais par la méthode de la taille de la masse.

Le(s) sculpteur(s) a (ont) donc du dégrossir la butte, en retirant ce qu’il juge superflu pour obtenir la forme qu’il désire, il retire donc qui le gène dans la réalisation du sujet qu’il souhaite faire apparaître de la pierre, comme le fait un sculpteur qui taille de la roche pour faire apparaître le corps d’une statue :

danaïd Rodin

Mais les sculptures égyptiennes ont aussi été réalisées sur différents supports comme l’ivoire et le bois qui ont été utilisés depuis la préhistoire jusqu’à la période dynastique.

Cependant, les anciens Égyptiens prirent rapidement conscience de la fragilité de ces matériaux organiques, c’est ainsi que l’avènement de la sculpture en pierre apparût en Egypte.

Les artistes pouvaient tailler dans des roches assez tendres, comme le calcaire, la stéatite ou la serpentine, mais ils n’hésitaient pas à s’attaquer aussi à des roches plus dures et plus nobles, comme l’albâtre, le granite, le basalte, le quartzite et le schiste.

Qualifié de « sânkh » qui signifie celui qui fait vivre, le sculpteur a une fonction toute particulière qui est dû à la symbolique de la sculpture. À l’image de Ptah de Memphis, le dieu créateur par excellence et le dieu patron des artistes, le sculpteur organise la matière pour la sculpter.

Pour celles et ceux qui affirment que le Sphinx a été resculpté à partir d’un lion complet, il leur faut savoir que Hétep-Hérès II s’est faite représentée en Sphinx avec une crinière et des oreilles de Lion, si on suit la théorie du lion complet, la statue de Hétep-Hérès II, fille de Khufu, aurait du avoir une tête principalement humaine sans crinière et oreilles de lion.

sphinx-of-hetepheres-ii-fille-de-khufu

Si les Anciens Égyptiens n’avaient pas apprécié le style de sculpture « leonesque atlante », pourquoi la propre fille de Khufu, a t’elle choisie d’être représentée aussi sous la forme de cet animal, était-ce pour énerver son père comme le font, certaines adolescentes ?

Nous allons maintenant aborder le sujet de l’astronomie égyptienne, car ce parallèle va nous permettre de mieux nous rendre compte que le Sphinx de Gizeh ne représente pas directement Râ le Soleil.

Le Pharon Khufu a t’il été un lion ?

D’après certains romanciers, le Sphinx était un Lion regardant son avatar astral dans le ciel étoilé, sous la forme de la Constellation du Lion.

constellation du Lion

Nous allons essayer de reproduire cette théorie ridicule avec un lion mais plutôt que de nous servir d’un dessin de lion, utilisons plutôt un vrai Lion, ainsi on évitera les interprétations due à la triche ou à l’auto-suggestion de ces théoriens :

lion-zoo

Isolons ce lion de son décor de Savane :

lion détaché

Et plaçons le sans le changer ni de taille dans la forme de la constellation du Lion :

vrai Lion constellation

On constate en effet, qu’un lion s’adapte presque à la Constellation du Lion mais si la crinière du lion dépasse du dessin astral formé par les étoiles majeures très apparentes  et qui déterminent précisément la forme de la Constellation du Lion.

Mais cela n’a rien d’étonnant car presque tout le monde sait qu’il existe une théorie qui consiste à affirmer que les Anciens Egyptiens auraient re-sculpté une supposée précédente tête de Lion pour en faire la tête d’un homme.

Mais c’est là une récupération astronomique qui pour seul but fallacieux d’argumenter la théorie qui consiste à affirmer qu’une ancienne une civilisation anté-diluvienne aurait existé en lieu et place avant l’Ancienne Egypte  et que cette dernière aurait transmis un savoir que l’on accorde par erreur aux égyptiens.

Cette théorie apparue avec la montée du nazisme vers le début du 20e siècle et son archéologie ésotérique n’a de volonté que celle évidemment de nous faire croire que l’homme blanc se doit d’être à la base de tout, même de l’histoire. Mais nous savons dorénavant depuis cette époque du « White Power »( Pouvoir Blanc ) grâce à la recherche sur l’ADN que l’homme est apparu en Afrique  et que c’est la migration  vers le Nord et l’alimentation différente qui aurait créé les diverses couleurs de peau. Mais ceux qui seraienst resté en Afrique ont évidemment conservé leur pigmentation de peau d’origine.

Partant de là, ceux que l’on nomme les « Atlantes » auraient eu la peau et la morphologie africaine, ce qui expliquerait pourquoi le Sphinx a un visage africain.

Bien entendu aucun raciste et nationaliste aryen ne pourrait accepter que ses ancêtres furent Africains de « couleur noire », c’est pourquoi il est intéressant de savoir comment ils ont voulu transformer cette réalité scientifique incontournable, voici en résumé l’anecdote d’une autre statue , celle du buste de Nefertiti que vous pouvez lire en lien ici ou en fin de ce livre en article annexe.

Ne serait il pas plus simple d’accepter que les anciens égyptiens ont simplement reproduit la Constellation du Lion  telle qu’on peut la voir dans le ciel sous sa forme astronomique ? Revenons à la Constellation du Lion pour la visualiser.

sphinx de profil

Comme pour le lion animal, isolons le Sphinx  de son plateau :

sphinx séparé de son décor

Essayons comme nous l’avons fait avec le Lion animal de placer la forme du Sphinx dans la forme dans la constellation du Lion, pour voir si le Sphinx s’y cale parfaitement :

constellation-du-lion-et-sphinx

Le Sphinx se superpose parfaitement, pas de dépassements, et toutes les étoiles majeures de la constellation du Lion sont bien visible de l’extrémité du corps à la tête du Sphinx et le problème de l’hypotéhique crinière n’a plus lieu d’être.

Le Sphinx de Gizeh ne représente pas un Lion sous sa forme animale, il représente la Constellation du Lion sous sa forme astronomique.

Le Sphinx ne garde rien du tout, sa tête n’a jamais été entourée d’une crinière à une « certaine époque » et le lion ne symbolise pas le soleil à luitout seul, comme nous l’avons avec la théologie héliopolitaine.

Cette récupération par les « pro atlantes » qui vont même jusqu’à accuser les Anciens Égyptiens d’avoir récupérer la statue d’une autre civilisation pour la recycler au gré d’un pseudo égocentrisme d’un pharaon égyptien narcissique est grotesque mais hélas même les plus savants d’entre nous, continuent à percevoir l’Egypte comme si son histoire est un dessin animé de Walt Disney.

Quoi qu’il soit, la tête du Sphinx n’est donc pas « trop petite » comme on essaie de nous en convaincre avec des photos satellites, c’est précisément la bonne taille afin qu’elle correspond parfaitement au profil de la Constellation du Lion.

Un dernier détail avant de refermer ce chapitre sur l’astronomie égyptienne; celui de l’étoile la plus brillante de la Constellation du Lion, àa savoir l’étoile Régulus, certains auteurs affirment que cette étoile se trouve à l’emplacement où se trouvle coeur du Lion car selon les astronomes arabes « Al kalb al assad (arabe): Le coeur du lion », la bosse au milieu du Sphinx, serait représenté par l’étoile Régulus.

Mais nous savons que les premiers astronomes arabes ont simplement traduit en arabe la langue grecque de leur maître astronome le nommé Claude Ptolémée, nous savons aussi que l’organe du coeur selon l’astrologie « médicale » est attribué au Signe du Lion. Est-ce que Régulus désigne bien cette partie du corps, ici en l’occurence d’un lion ?

Il semble que non car l’étoile Regulus sur le document officiel de l’UIA ( Union Internationale des Astronomes ) que revoici :

constellation du Lion

L’UIA nous montre que l’étoile Regulus certes indique bien le coeur du ( d’un ) Lion mais ne désigne pas la « bosse » que le Sphinx a juste en dessous de son menton, voici où se situe d’un point de vue anatomique, le coeur ( en rouge ) d’un lion sous sa forme animale :

lion coeur

La bosse que le Sphinx a verticalement sous le menton que l’on peut aisément voir si on regarde le Sphinx de face n’est pas aussi basse que l’endroit juste derrière les pattes avant où se situe le coeur d’un Lion :

Bosse du Sphinx

Cette « bosse » qui donc ressort de la cage thoracique alors que si c’était un coeur, elle devrait se trouver à l’intérieur du corps du Lion, n’est rien d’autres que le « socle » surlequel devait être posé une sculpture représentant le Pharaon Khufu debout, comme c’était la tradition de représenter le pharaon sous le menton des dieux comme par exemple avec le dieu Amon ( Allée des Béliers à Karnak ) :

Karnak Belier

L’allée des Béliers du Temple d’Amon à Karnak est postérieure de quinze dynasties au règne de Khufu, c’est pourquoi cette « production » tardive de multiples sculptures identiques comme celles qui par ex composent cette allée, a nécessité un style plus standardisé comme on peut le voir avec cette photo où l’onvoit Pharaon debout comme si le menton de Amon reposait sur sa tête, et on peut voir aussi que le dos de Pharaon est soudé ou plutôt est complètement solidaire de la roche dans laquelle fût sculpté ce bélier de Karnak.

Dans le cas du Sphinx et du fait de la hauteur de son menton, Khufu devait être représenté autrement et plus petit que le Pharaon du Bélier de Karnak et plus éloigné petit donc désolidarisé du menton du sphinx, son dos devait être lui aussi solidaire du Sphinx.

Le profil d’un bélier n’est pas celui d’un lion, le bélier a une tête plus rapprochée de ses épaules tandis que le lion possède un cou plus long et plus massif.

Nous savons que le Sphinx a été longtemps sous le sable jusqu’au cou, c’est cette longue durée d’enfouissement qui a du éroder la statue debout de Khufu mais pas au point d’éffacer toute trace de la fusion naturelle de son dos avec le poitrail du Sphinx mais il est donc érroné d’affirmer que cette « bosse » désigne l’étoile Régulus de la Constellation du Lion.

En effet, sur le dessin formé par les étoiles principales de cette constellation, il n’y a pas non plus de bosse si on rejoint ces étoiles entre elles.

On dit et on lit que le Sphinx serait le « Gardien des pyramides », car on conclut que si le Sphinx est un lion animal, il doit forcément garder quelque chose. Cette théorie de « gardiennage » fût récupérée pour créer la confusion dans les esprits, surtout des amis des canidés car selon eux, en général, c’est au chien de remplir le rôle de gardien et non à un lion.

Le Sphinx est-il Anubis  ?

Les amoureux des chiens se sont évidemment engouffrés dans la brèche fantaisiste créé par certains auteurs romanciers pseudo-astronomes et pseudo-archélogues qui veulent obstinément changer l’identité du Sphinx, ils supposent avec des petits montages graphiques que le Sphinx aurait été un canidé du genre du chacal ou du chien Pharaon :

Nous allons voir que cette théorie émanant  est aussi absurde que trompeuse car il s’agit d’une illusion d’optique comme nous allons le découvrir.Cette théorie s’exprime de la manière suivante : si Anubis est un des dieux funéraires et que le Sphinx fait partie de la nécropole que représente le plateau de Gizeh, il semble logique pour ces personnes que le Sphinx soit Anubis.

Anubis est aussi connu comme Khenty-Imentiu – « le chef des habitants de l’ouest », en tant que gardien des cimetières de nombreuses chapelles lui étaient consacrées dans tout le pays, bénéficiant d’un culte autant royal que populaire.

Mais on constate que faire un dessin est très facile pour suggestionner l’esprit à l’idée qu’on veut nous soumettre, mais en regardant bien la statue ci-dessous, on constate que le dessinateur du dessin « Anubis-Sphinx » a triché sur les réelles proportions d’un Anubis qui n’a pas la même signification couché que debout. Anubis est représenté sous deux formes :
– soit sous forme humaine avec une tête de canidé aux longues oreilles pointues tenant en géneral la croix ank d’une main et un sceptre de l’autre.
– soit sous forme d’un grand chien ou chacal noir aux formes fines et élancées, le plus souvent couché sur un édicule qui représente sans doute le tombeau sur lequel il veille. Il porte dans ce cas un ruban rouge noué autour du cou.

C’est cet élément du ruban qui doit attirer l’attention pour se rendre compte de l’illusion canine que l’on essaye d’appliquer au Sphinx.

Vous ne voyez pas ? Mais si là sous vos yeux ! Le cou d’Anubis est trop court sur le dessin lacomparé au cou de la Statuette de Anubis couché.

Voici ci-dessous, le montage graphique qui circule sur le web, nous allons analyser de près celui-ci :

Sphinx-Anubis de Temple

Ci-dessous, nous pouvons voir la photo d’un vrai chacal égyptien actuelle sous sa forme animale ( d’après certains zoologistes, Anubis serait une combinaison du chacal et du chien Pharaon actuel ou une espèce canine qui aurait disparue par le mélange des races ). On remarque bien le cou élancé de cet animal.

Chacal egyptien

Si on voulait nous convaincre que le Sphinx fût un Anubis, il aurait fallut représenter Anubis avec les bonnes proportions, anatomiquement parlant :

sphinx-anubis

Mais l’artiste a eu un gros problème pour conserver ce long cou, il a du trouver une astuce graphique pour faire disparaître le menton de Khufu qui dépasse si on rajoute un long cou au Sphinx, c’est pourquoi cet artiste a du souder la tête de son Anubis directement sur les épaules, éclipsant ainsi le cou problématique.

bosse du cou de Anubis

Comme on peut le voir ci-dessous, Anubis est très vite reconnaissable grâce sa majeste funèbre :

statue de anubis

Un autre détail et pas des moindres, Anubis a une longue queue plus épaisse que celle d’un lion et celle-ci en général pend toujours de toute sa longueur quand il est couché.

sphinx queue

On constate avec Anubis qu’il est très facile de faire croire par la suggestion graphique toutes sortes de fantaisies auxquelles hélas beaucoup de gens adhèrent même si leur amour pour les chiens aurait du leur faire apparaître le détail du cou du canidé Anubis.

Le Sphinx n’a jamais été un Anubis, car il aurait été impossible de rajouter la partie avant du visage du Sphinx qui dépasse, en effet, le Sphinx étant sculpté dans la roche, on ne peut que dégrossir une roche, ce dégrossissement en sculpture se fait avant et non après.

Et pour finir, le corps d’un chacal est très différent du corps d’un lion, en effet, le ventre du canidé est plus élancé aux articulations et cette anatomie élancée  fait apparaître des espaces entre le bas du corps de Anubis et la surface surlaquelle il repose.

Il n’existe pas de tels espaces avec le Sphinx tel quel, bref attribuer le visage de Amenemhat II au Sphinx pour soutenir la théorie du Sphinx Anubis ne tient plus.

Progressivement, nous commençons à visualiser les erreurs que notre esprit usant de paréidolie nous fait suggestioner.

Nous allons continuer avec la théorie de l’érosion du Sphinx, vous savez que pour argumenter la théorie de deux époques différentes au Sphinx, certains auteurs font référence à l’érosion ide ce monument, mais nous allons voir comment cette théorie affirmant que la tête du Sphinx semble plus moderne que son corps léonidé, ne tient pas non plus.

L’érosion du Sphinx :

Le Sphinx a été taillé dans un calcaire très fragile qui n’a rien de comparable avec les blocs de monuments de l’Egypte Ancienne, c’est pourquoi, il n’a pas résisté au temps et à l’érosion du vent du désert.

Sur cette photo ancienne datant du 19e siècle, on peut même voir que le Sphinx est si érodé que la partie arrière de son corps est carrément désolidarisée du reste du corps.

sphinx mauvais état

Voici un panorama composé d’anciennes photos datant des années 1800, afin que vous preniez vraiment conscience que la théorie qui consiste à dire : « La tête a été mieux préservée que le corps parce qu’elle a été rajouté par après ! » est due à l’illusion que les photos modernes du Sphinx.

panorame sphinx vieilles photos

Observez comme son état a subit les assauts du temps, alors, qu’on le fait dater de l’année -2500, et demandez-vous dans quel état, il serait si il était plus ancien comme le prétendent certains auteurs comme West.

En parlant d’érosion, celle-ci n’est pas due juste au vent et au sable abrasif, elle l’est aussi à cause de la nappe phréatique qui se trouve sous le Sphinx.

Mais selon Edgar Cayce, des atlantes ou une civilisation ancienne aurait aménagé sous le Sphinx à l’époque où soi-disant il aurait été un Lion avec une tête de Lion, un temple souterrain dans lequel se trouverait même une fameuse bibliothèque  qui aurait surpassé en savoirs la bibliothèque d’Alexandrie. Ces atlantes y auraitent entreposé des connaissances capitales et c’est ainsi que ces anciens égyptiens d’avant l’Ancienne Egypte auraient apporté leurs connaissances spirituelles et matérielles à l’Egypte Ancienne.

Cayce a prétendu avoir été un prêtre inconnu appelé « Ra Ta », ses lectures diagnostiques et ses récits au sujet du passé et du futur étaient censés être une suite à son travail antérieur en tant que Ra Ta !


Cette civilisation anté-égyptienne aurait également construit les monuments du plateau de Gizeh, dont la grande pyramide et aurait donc laisser des enregistrements d’origine atlante dans une salle réservée à leur préservation située quelque part sous le sphinx de Gizeh.

Certaines personnes suite aux délires de Edgar Cayce, ont supposé et supposent encore que sous les pattes du Sphinx de Khufu, se trouverait donc une salle d’archives.

plan edgar cayce

Sur le plan de Cayce, on peut voir plusieurs accès comme si le Sphinx était une gare, mais sont ils réels ?

Voyons voir sur le Sphinx où se trouvent d’éventuelles accès, en commençant par celui qui fût découvert officiellement en 1926 par Émile Baraize, qui rappelons-le est le premier égyptologue à avoir désensabler complètement le Sphinx qui resta ainsi jusqu’à nos jours.

Il y  a un accès situé sur le dos du Sphinx, cet accès s’interrompt par une impasse rocheuse :

accès sur le dos du sphinx

Le second accès est situé à l’arrière tout près de la queue du Sphinx lui aussi s’interrompt dans la roche :

sphinx avec ouverture vu de derrière

Et le troisième nous l’avons vu était situé sur la tête du sphinx. Baraize découvre donc deux  courts tunnels, qu’il explore mais ils ne menent nulle part, se terminant tous deux en cul de sac.

Ces ouvertures existent sans doute pour laisser l’air entrer afin d’évacuer l’humidité qui se trouve sous le sphinx.

On sait que que sous le sphinx se trouve une nappe phréatique et que de fait, un pompage fréquent de l’eau sous le Sphinx est nécessaire d’où l’ouverture à l’arrière du Sphinx et le creusement de plusieurs canalisations pour évacuer les eaux.

Hélas pour Edgar Cayce, son délire se frotte à une découverte géologique datant de la fin du 20e siècle :
Nappe phréatique sous le sphinx

West n’avait donc pas tout à fait tort, il s’agit bien d’eau mais elle ne venait pas du ciel, mais bien du sol.

Il ne pleut pas beaucoup en Egypte, mais on omet de tenir compte des nappes phréatiques de la Terre d’Afrique, dont l’Egypte qui se trouve juste au-dessus de l’une des nappes d’eau les plus denses.

carte des nappes phréatiques d'Afrique

Des machines de pompage installées discrètement à l’abri des touristes, pompent jusqu’à 1100 mètres cubes d’eau par heure.

N’oublions pas que le Nil n’est pas très loin du Sphinx, le niveau d’eau actuel sous le niveau du sol à une profondeur de 4,6 mètres.

En conclusion du mystère de l’érosion du Sphinx, sachez que le calcaire qui compose le corps du Sphinx est de type marneux, c’est à dire, composé de calcaire et d’argile à raison de 35 % et 65 % d’argile, de fait, et il s’imbibe aussi d’humidité.Le vent du désert très abrasif puisque constitué de grains de sable, à la manière du papier de verre, utilisé pour poncer, érode davantage ce pauvre Sphinx sans oublier les composants chimiques dans l’air depuis l’industrialisation de l’Egypte à l’ère de l’automobile.

A cela, il faut rajouter que le Sphinx souffre de la pollution provenant de la ville du Caire toute proche.

Dans quelques dizaines d’années, si rien n’est fait, le Sphinx ne sera plus qu’un souvenir et redeviendra la butte qu’il a été autrefois.

Il est certain que même si il n’y a qu’une nappe phréatique sous le Sphinx, certains continueront à répeter comme des perroquets que si il y a de l’eau, c’est dans cette eau qu’aurait été engloutie l’Atlantide et le temple avec elle. Evidemment, cet argument ne tient pas mais on ne doit pas perdre son temps avec des personnes sectaires qui même au vu des informations fournies plus haut, continueront à affirmer que l’Atlantide a réellement existé en Egypte.

Cette érosion nécessita bien sûr de nombreuses restaurations dont voici quelques unes d’entre elles :

Le Sphinx et ses mutiples restaurations :

Le Sphinx tel qu’on le voit aujourd’hui est le résultat de nombreuses restaurations et opérations de désensablement, comme indiqué ici en différentes couleurs :

restauration du sphinx

On sait que Thoutmosis quatre s’y employa vers – 1400 mais d’autres travaux eurent lieu vers – 600 sous la vingt sixième dynastie de la période Saïte du Pharaon Psammétique premier.

Les auteurs grecs des IVe et IIIe de l’époque de la Dynastie Ptolémaïque qui voyagèrent en Égypte ne parlent pas du Sphinx.

Hérodote ( vers – 484 à – 420 ) puis Strabon ( vers – 64 à 25 ) évoquent des pyramides mais pas le Sphinx, cela nous indique que le monument devait être complètement ensablé à leur époque.

Par contre Pline l’Ancien au premier siècle de notre ère, le décrit avec beaucoup de détails, ce qui laisse penser que le Sphinx fut alors dégagé des sables, probablement sous le règne de Néron.

Mark Lehner a constaté au moins 5 restaurations à travers les siècles sans compter celles qui ont eu lieu depuis 1925 dont voici quelques unes datées :

sphinx restauration

Le sable recouvra à nouveau le Sphinx jusqu’à l’expédition d’Egypte en 1798, où Bonaparte s’efforce de le faire désensabler.

Auguste Mariette ( 1821 à 1881 ), Mariette le fît désensabler en 1853 mais le sable le recouvra à nouveau.

Emile Baraize ( 1874 à 1952 ) un autre égyptologue et ingénieur Français, le désensabla complètement à nouveau en 1925 et lui restaure en partie le visage mais à nouveau, le sphinx disparût sous le sable mais plus pour très longtemps ( soulignons au passage, que Emile Baraize avant de s’occuper du Sphinx, fût chargé de remplacer en 1921, par un moule en plâtre le trou béant causé par l’extraction du zodiaque de Denderah en 1821 dans le plafond de la Chapelle d’Osiris du Temple d’Hathor 1921 ).

restauration baraize et sélim hassan

A partir de 1936, c’est l’égyptologue Selim Hassan qui poursuit le travail de Baraize.

Et depuis 1979, les restaurations sont organisées sous la direction de l’Organisation des Antiquités de l’Égypte.

restauration modernes

Peu de gens le savent, mais une partie de l’épaule droite s’étant effondrée en 1988, son cou étant fragile, des travaux pour sauver le sphinx eurent lieu dès 1989.

Depuis avril 2006, une restauration du grand sphinx est entreprise, espérant rectifier les erreurs quand à l’utilisation de ciment pour reconstituer le sphinx, des précédentes restaurations du monument. Et ces restaurations sont régulières depuis 2006.

restauration régulière

La tête du Sphinx à l’air d’avoir mieux supporter l’outrage du temps mais cela dépend à quelle époque on se réfère.

comparaison avant et après restauration

Avec toutes ces restaurations on pourrait se dire que le visage actuel du Sphinx a forcément du changer aussi et que ce fait annule la ressemblance entre le visage de Khufu et celui du Sphin. Pour le vérifier, servons-nous des repères verts dont nous nous sommes servis pour comparer le Sphinx actuel avec les différentes statuettes de la tête de Khufu et des autres pharaons et superposons les sur une photo datant de 1880 :

ancien-sphinx avec contours

Nous constatons que seuls l’ancêtre du Némès ( la coiffe ) et le corps en dessous de la tête a été fortement érodé et donc restauré mais que le visage lui, est toujours la même.

Vous vous demandez peut être pourquoi le nez n’a pas été aussi restauré puisque nous possèdons les têtes du Pharaon Khufu, c’est une bonne question d’autant que ce nez est encore visible en parties  sur le visage du sphinx, à propos de ce nez, que savons nous ?

Le Nez du Sphinx :

Il circule encore des rumeurs sur ce nez comme par exemple celle qui raconte que ce sont les Soldats de Napoléon qui lui auraient tiré sur le nez alors que tout le Monde sait que Bonaparte s’adressa à ses soldats en désignant le Sphinx comme un monument précieux et à respecter, sa célébre phrase ne fût-elle pas en résumé : « Du haut de ce monument, quarante siècles vous contemplent ! » ?

Evidemment, la mission de la Campagne d’Egypte par l’équipe des savants et des illustrateurs consistant à recopier pour conserver le plus de monuments égyptiens que l’armée eut pu en voir, pourquoi alors penser que des soldats auraient commis le vandalisme de tirer sur le nez du Sphinx, alors qu’en plus leurs munitions étaient comptées du fait de leur isolement après l’incendie de la flotte française ?

La vérité est plus religieuse ou plutôt plus traditionnelle, la voici :

Un article d’Ulrich Haarmann, « Regional Sentiment in Medieval Islamic Egypt, » publié dans le Bulletin de l’École des Études Orientales et Africaines de l’université de Londres (BSOAS), vol. 43 (1980) p.55-66, rapporte que, selon Makrizi, Rashidi et d’autres professeurs arabes médiévaux, la face du Sphinx fut endommagée en 1378 par Mohammed Sa’im al-Dahr, un fanatique appartenant au couvent de cet ordre le plus ancien et le plus respecté du Caire.

Le nez et oreilles sont spécifiquement mentionnés, comme ayant été endommagés à cette époque. Selon un récit, écrit par Haarmann, les habitants des environs furent tellement contrariés par la destruction qu’ils le lynchèrent et l’enterrèrent près du célèbre monument qu’il avait endommagé. (cf. un article de Ann Macy Roth sur le site Internet Ancient Near East Digest – University of Chicago, Oriental Institute). Ceci confirme l’information publiée dans le livre de Selim Hassan, The Sphinx: Its History in Light of Recent Excavations (Cairo: Government Press, 1949. P. 81-83) qui déclare que Sa’im al-Dahr enleva le nez du Sphinx avec un bec-de-corbins, cet outil était très encore utilisé jusqu’à la fin du Moyen-Âge.

pef_2906

Un musulman avait pour coutume et cette coutume existe encore aujour’hui, de couper le nez de sa victime pour faire d’elle un « être déchu », les Arabes croyaient que le Sphinx était une femme.
Nous avons vu que le Némes du Sphinx fût pris pour des cheveux longs et que la douceur de l’ expression du Sphinx, tel une femme il fût attaqué par ce vandale Musulman.

Quoi qu’il en soit, nous ne pouvons plus penser que la Campagne d’Égypte mené par Napoléon Bonaparte, lui et ses troupes ne sont pas responsable de la perte du nez du Sphinx.

Le fait qu’une partie du nez du Sphinx soit encore visible, démontre que Sa’im al-Dahr fût bien stopper dans sa funeste entreprise par les Habitants, sans doute les derniers Égyptiens d’Ancienne Égypte.

Mais pourquoi ce vandale a t’il commis un tel crime ?

Certains disent que ce trou est apparu parce qu’un vandale a eu l’idée de se servir du Sphinx comme d’une marionnette qui aurait donné l’impression qu’il pouvait parler et ainsi répondre aux questions qu’on a pu lui poser ou aux prières qu’on lui a fait…

C’est ainsi que l’on comprend mieux cette peinture réalisé par l’Artiste Delacroix peinte en 1836, où l’on voit un homme tendant l’oreille à cette sculpture ensablée jusqu’à la tête dans laquelle l’illusioniste devait émettre un bruit effroyable augmenté par l’écho du calcaire creusé par lui.
delacroix
Ce bruit qui devait illustrer la colère du Sphinx si on ne lui apportait pas des victuailles et même de l’argent, résonnait dans la nuit noire étoilée, faisant obéir les êtres crédules qui venaient écouter un autre dieu que celui des Arabes soulevant ainsi la colère de plus d’un Iman.
Il était loin le temps où l’on se basait sur Pline l’Ancien ou Hérodote pour désigner le Sphinx, les Arabes et leurs superstitions lui changèrent de nom et de statut et en firent Abou al-Hôl, le « Père de la Terreur ».

Selon la légende, le général Bonaparte était persuadé que le Sphinx de Gizeh délivrait es oracles si on collait son oreille sur la bouche de la statue.

Il fit le rite durant deux jours consécutifs accompagné de deux ou trois égyptiens qui le lui apprirent. Le général garda l’oreille collée plusieurs minutes à la bouche de pierre.

Si la première nuit une satisfaction évidente éclaira son visage, la seconde expérience sembla tourner au cauchemar. Bonaparte en sorti livide et ne renouvela jamais cette expérience prophétique.

Mais cette légende ne tient pas quand on sait que Napoléon avait pour très bon ami, l’Artiste Vivant Denon qui l’accompagna Bonaparte en Egypte, on peut voir sur le détail agrandi de sa  célèbre gravure,  un savant sortir du trou dans la tête du Sphinx et c’est grâce à ce trou que l’on peut comprendre d’où provient la « Terreur » que les Arabes superstitieux lui attribuèrent en même temps que délivreur d’oracles.

Le Sphinx près des Pyramides — Dessin de Dominique Vivant DENON
Il vous suffit de vous imaginez l’oreille collée contre les lèvres du Sphinx et qu’une personne à l’intérieur emet un cri amplifié par l’écho du trou, à ce cri, il faut rajouter que vous êtes tout(e) seul(e) dans le désert et qu’il fait nuit pour complèter l’ambiance.
Grâce aux vues aériennes de l’époque des premiers avions, on peut voir que le Sphinx avait bien un trou dans la tête qui fût rebouché en 1926, par E. Baraize :
photos aériennes anciennes
D’autres pensent que le Sphinx aurait porté une couronne ou quelque chose qui y ressemble mais cette théorie est faible et étonnante car à l’époque de la sculpture du Sphinx, on ne mélangeait pas le Némès ( coiffe que porte le Sphinx ) avec une couronne portée au-dessus de cette coiffe et si le Sphinx en avait porté une comme le montre la gravure réalisée en 1665 ( voir plus haut ), pourquoi Khufu n’a t’il pas demandé qu’elle soit sculptée en mêe temps que le reste du Sphinx, c’est là même le principe d’une couronne, celle d’être soudée à la tête de celui ou celle qui en porte  ?
Mais ne refermons pas tout de suite, ce chapitre sur le visage et la tête du Sphinx, nous savons que  l’archéologue Mark Lehner qui lui aussi a étudié de près le Sphinx, affirme que le visage porte des traces très nettes de la destruction du nez par un outil à une époque qui se situerait entre le IIIe et le Xe siècle.

Bonaparte et ses soldats ne peuvent donc être tenus responsables de la disparition du nez du sphinx, car comme l’atteste cet ancien dessin réalisé par Frederick Lewis Norden, en 1755, soit 14 ans avant que la naissance de Napoléon, il est un fait que ce fût chronologiquement impossible. :

Norden_1755_2

Nous avons vu que le Sphinx n’a pas été Anubis mais il est bien un Gardien, qui pourrait répondre au nom du Gardien Aker.

La Constellation Aker dit le Sphinx :

Aker même si il est consideré et résumé par certain(e)s à un dieu du désert de Lybie proche de Seth mais il serait plus juste de souligner que dans l’autre monde, il assure le passage de Rê sur son dos. Aker est une divinité primordiale de la terre, la terre étant ici la butte primordiale jaillie du Noun ( métaphore du Nil en crue d’où n’émergent que les buttes) qui vît apparaître la civilisation égyptienne.

La Constellation Aker n’est donc pas le Soleil, elle représente Aker le gardien qui primitivement était représenté par un morceau de terre avec une tête humaine à chacune des extrémités, il sera représenté par la suite par deux sphinx accolés à têtes d’hommes ou de lions et comme nous l’avons investigué, aussi par le biais du Sphinx sur Terre à Gizeh qui est la copie exacte de la Constellation du Sphinx avec le visage de Khufu ou inversement.

LIONS ADAPTATION sphinx

Quel lien entre le Sphinx et le Zodiaque de Denerah ( exposé au Louvre ) ? Eh, selon Sylvie Cauville l’égyptologue, c’est Khufu qui a établit les plans de construction du Temple de Denderah qui fût construit déjà sous Pépi 1er.

Khufu qui a construit le premier sa Pyramide sur le plateau de Gizeh, trouva logique que son plan d’architecture lui est offert l’occasion de donner son visage à Aker ( il fallait donner un visage à Aker selon la tradition cultuel, peu importe lequel, pourquoi pas celui de Khufu °, c’est la moindre des choses, pas d’égocentrisme ici, juste la nécessité de représenter Aker ou la Constellation du Sphinx.

Tel un gardien, Khufu a offert à son Peuple, l’opportunité de montrer aux générations futures qu’une Civilisation a pu laisser la trace de son unité et ingéniosité pour impressionner ses voisins qui contemplant de tels monuments savaient qu’il était trop tôt pour envahir un Peuple aussi unit.

Les Peuples voisins étaient impressionné de voir cette Egypte Ancienne qui au delà de son architecture céleste, n’avait pas recours à l’esclavagisme ni à l’argent, l’artisanat et le troc lui permirent de nous transmettre du fond des âges civilisés ce Sphinx Constellation qui est le Gardien temporel qui nous rappelle que ce sont bien les Anciens Égyptiens les Premiers qui ont maîtrisé l’Astronomie dont se sert la Nasa actuellement.

Le Sphinx de pierre est le reflet exact au contour près de la Constellation jadis nommée Aker par les Egyptiens de la IVe Dynastie.

Mais à l’époque de la XVIIIe Dynastie, Aker changea d’apparence dans le ciel, les Astronomes égyptiens remplaceront la tête de Khufu par celle d’un Lion.pour désigner la Constellation dont le nom Aker fût remplacé par Leo.

zodiac constellation Akhet

Visiblement, les astronomes plus modernes ont eu du mal à s’entendre sur la forme à donner au Lion céleste, comme en témoignent les nombreuses représentations qui restent très approximatives et nous font croire que la forme des constellations est imaginaire et que par là on peut les représenter comme on veut :

différents lions astronomie

Quoi qu’il en soit, l’apparence du Lion sous forme animale est donc postérieure et non pas antérieure au Sphinx.

Nous allons aborder maintenant un chapitre purement astronomique pour contrer une théorie qui consiste à vouloir nous faire croire que le Sphinx de pierre observait son reflet céleste, il y a plus de 10.000 ans, ce qui suppose de fait que le Sphinx aurait le même âge.

Le Sphinx de Khufu et la Précession des Equinoxes :

Plusieurs phénomènes avait lieu dans le mois égyptien que l’on nomme Thoth ou Thout de la Saison Akhet ou Hekhet, la Crue du Nil, l’apparition de l’étoile Sopdet et l’imminente apparition de la Constellation de Aker le Lion.

Hekhet signifie en Égyptien ancien : « action bénéfique, chose utile, profitable, chose avantageuse ».

Servons-nous du Zodiaque de Denderah qui est aussi un calendrier circulaire qui se lit dans le sens des aiguilles pour les Saisons mais dans le sens inverse des aiguilles pour la Ceinture de notre Zodiaque dans notre ciel, ainsi pour comprendre le positionnement du Lion.gravé,

calendrier des saisons

Il suffit d’observer sur ce Zodiaque de pierre ( juste au dessus de la mention Akhet ) que la Constellation du Lion sous sa forme animale est debout sur ces pattes donnant l’impression qu’il se rend quelque part.

Le lieu où il se rend est le début du mois égyptien nommé Thouth ou Thoth qui couvrait une période de 30 jours allant du 19 juillet au 17 août et fait débuter la Saison Akhet.

Sphinx de Denderah

Sur ce Zodiaque, nous pouvons voir si nous positionnons la Constellation du Lion , comme est couché le Sphinx,  nous pouvons voir que soit le Sphinx regarde vers l’Est ( là où le Soleil se lève ) soit que la Constellation du Lion se dirige vers Râ représenté  sous sa forme de Faucon et posé sur une tige de Lotus, qui fleurit à l’époque de la crue.

Ainsi lorsque la Ronde Saisons commence et va dans le sens des aiguiles, la Ronde des Constellations elle, sur le même cercle transite en sens inverse, ce mouvement représente la notion qui démontre que les Anciens Egyptiens savaient que c’est la Terre qui tourne et qui nous fait voir une autre constellation à un moment précis et toujours le même, et non pas que ce sont les Constellations qui bougent mais pour nous expliquer ce mouvement cosmique et saisonnier , le scribe astronome qui a réalisé cette merveille de précision et de rigueur astronome, n’a pu l’illustrant que de cette façon, façon conforme avec la réalité quand on se souvient que ce Disque astronomique se regarde par le dessous quand on le place au-dessus de soi, comme quand il faisait encore partie du Plafond de la « chapelle » d’Osiris sur le toit du Temple à Denderah.

Depuis la Précession des Equinoxes, chaque année en été, notre vision à partir de la Terre qui tourne autour du Soleil et sur elle même, nous donne l’illusion que le soleil parcoure pendant le mois de Juillet, la constellation du Cancer mais  cette illusion s’explique par le décalage en degrés

Pour bien comprendre, observons la place du Soleil le 27 Juillet 2013, on constate bien que le Soleil est en Cancer, sauf que selon le Calendrier tropicale, le 27 Juillet fait partie de la période du Lion qui commence + ou – le 23 Juillet ) :

ciel du 27 juillet 2013

A partir du 19 Août, le Soleil sera visible et transitera de la Constellation du Lion vers la Constellation de la Vierge, durant un mois et ainsi de suite.

ciel du 30 août 2013

Ce n’est pas très logique pensez-vous, car selon votre signe, si vous êtes Cancer ou Lion, vous savez que ces deux signes ne se passent pas le relais le 19 Juillet,  et que pour le Lion, ce signe n’excède pas le mois d’août.

La raison de ce décalage est due à la Précession des Équinoxes qui a fait décaler tout le zodiaque de presque un Signe ( 25° ) dans le sens contraire des aiguilles par rapport au Zodiaque qu’on utilise en Astrologie tropicale.

Ce décalage sidéral n’a d’importance que d’un point de vue astronomique, en effet, selon l’astrologie tropicale, une personne née le 19 Juillet a encore le caractère du signe du Cancer et une personne née le 19 Août a encore le caractère du signe du Lion.

Rassurez-vous nous n’allons pas basculer dans l’astrologie, mais il est important de souligner ces détails de constellations et de dates pour la suite de l’explication.

Avant la précession des équinoxes donc sous le règne de Khufu, le soleil était visible dans la constellation du Lion, le 19 Juillet, en l’occurrence de l’an -2551 :

sphinx vision

Donc, quand arrivait la fin du mois du Juillet égyptien à cette époque-là, le Sphinx de pierre semblait de son regard scruter l’horizon dans la direction Est, là où le soleil semble émerger pour remplacer la nuit étoilée, vu de la Terre ( Ce n’est pas le soleil qui se lève ou se couche, c’est notre Terre qui tournant fait tantôt face tantôt dos au soleil lorsqu’elle lui tourne autour.

La Constellation Aker ( du Sphinx ) à cette date donne l’impression que le Lion se hisse sur le soleil pour monter avec lui dans le ciel et finir forcément par se fondre en lui.

Mais ce qui importait aux Habitants du Nil, c’était surtout la Crue du Fleuve, si celle-ci était trop faible ou n’arrivait pas, l’Egypte Antique se retrouvait à vivre dans d’atroces souffrances, comme on peut le supposer.

Le soleil est nécessaire  mais quand il fait évaporer les cours d’eau, on peut en arriver à maudire le soleil d’où sans doute la colère des prêtres à cause de Akhénaton l’hérétique.

Le retour du Soleil n’est précieux que pour des contrées du Nord de l’Occident, là où la végétation a besoin de lui, mais en Egypte, c’est différent, c’est pourquoi, l’ancienne Egypte contrairement à ce que l’on pense n’adorait pas que le Soleil car une trop longue canicule était plus que préjudiciable pour elle, l’éventuelle évaporation du fleuve Nil qu’ils appelaient iteru était une menace qui tous les ans pesait sur les épaules de tous.

Nous allons maintenant après ce petit cours d’astronomie concernant la Précession des Equinoxes, voir pourquoi certains auteurs devraient se méfier de leurs lacunes en astronomie.

Le Sphinx est il âgé de 12.000 ans ?

La Précession des Equinoxes se réfère à l’emplacement du Soleil selon un moment précis dans l’année, ce moment est le 21 mars ou Point vernal mais ce point précis est de culture occidentale, nous verrons plus loin ce qu’il en est du « point vernal égyptien »:

Certains auteurs à succès affirment que le soleil se levait dans la constellation du lion aux environs de -12960 à -10.500.

Pour vérifier cette théorie, il faut se baser sur les coordonnées géographiques du Sphinx, soit : 29 degrés 58 minutes 31 secondes Nord et 31 degrés 8 minutes 16 secondes Est.

Voici ce que le Sphinx aurait regardé droit devant lui, si il était âgé de cette époque couvrant -12960 à -10.500 :

21 mars an -12960

On constate que le soleil était visible dans la constellation des Gémeaux et non pas dans la constellation du Lion.

Vérifions tout de même, la date de -10.500 pour ne pas être accusé de survol :

21.mars -10500

Vous constatez que le Soleil était encore bien visible dans la constellation des Gémeaux pour cette période ( l’heure indiquée est 14 heures, mais c’est seulement pour que vous puissiez voir la Constellation des Gémeaux en entier, si l’envie vous dit, faites les vérifications en choisissant l’aube, ça ne change pas la Constellation, ce sera encore celle des Gémeaux, le Soleil quitte forcément la Constellation des Gemeaux à cette époque là.

Plus on se rapprochera de notre période actuelle et plus le soleil quittera la Constellation des Gémeaux, pour passer par la constellation du Cancer et et ensuite passer dans la  constellation du Lion à partir de l’An -6550.

Le Sphinx de pierre aurait observé donc observé le Soleil en -6550, si il avait été sculpté à cette époque-là, mais ce n’est pas le cas, ici nous nous servons juste des coordonnées géographiques de la position du futur sphinx qui sera sculpté 4000 ans plus tard, soit vers -2550.

Hancock et Bauval se sont donc bien trompés et pas qu’un peu, car ils ont fait le calcul simpliste suivant :

Si une période « constellaire » dure 2160 ans. Ils leur a suffit de multiplier par 5 cette période ( 5 parce que le Signe du Lion est le 5e à partir de celui du premier qui est le Bélier où on situait le Point Vernal, le point de départ d’une année astronomique.

Aujourd’hui chacun a la possibilité de se servir d’un logiciel d’astronomie, même gratuit pour vérifier ses dates en tenant compte de la position géographique du Sphinx de Khufu.

Mais ce qu’il faut savoir c’est qu’en Egypte le Nouvel An astronomique situait son point vernal au 19 Juillet et non pas au 21 Mars.

L’étoile Sothis ( ou Sopdet ) servait entre autre donc de repère pour la Crue du Nil, de fait l’Égypte Ancienne se servait d’un « autre point vernal » que les Occidentaux héritiers des Greco-romains et Mésopotamiens qui eux utilisèrent et utilisent encore le point vernal du 21 mars.

Les Anciens Égyptiens usaient d’un calendrier composé de 3 saisons de 4 mois et le début du Nouvel An avait lieu dans notre été.

Cet « autre point vernal » égyptien était fixé à la date du 19 juillet,  le Soleil fût observable dans la constellation du Lion du bout de son arrière train en l’an -5650 :

7 Juillet -5650 carte

Jusqu’à l’avant de sa tête, soit jusqu’à l’an- 323 :

7 Juillet -323

Si nous reportons cette durée astrnomique sur l’histoire de l’Egypte Ancienne, on peut être stupéfait de découvrir, que l’An -5650 coïncide avec le début de l’Egypte préhistorique civilisée et que l’An -323 correspond lui au début de la Dynastie Ptolémaïque.

La mort de Ptolémée XII coïncide aussi avec l’Eclipse Solaire du 7 mars -50 qui est représenté sur le Zodiaque de Denderah, dont les plans du Temple furent dessiner et le lieu choisi par le Pharaon Khufu, lui même.

Le décès naturel de Ptolémée XII à cette date gravée est certes une coïncidence ( c’est lui qui a vendu l’Egypte à Rome pour rembourser ses dettes auprès des banquiers romains ) mais ce qu’il faut retenir c’est que l’an -323 correspond bien à la fin de la Culture Egyptienne lorsque Ptolémée 1er prend le pouvoir en Egypte.

En conclusion, la Constellation du Lion n’a pas été traversé par le Soleil en « -12.000 » en ce qui concerne le point vernal occidental du 21 Mars à cette époque entre guillemets le Soleil traversait la Constellation des Gémeaux mais le Soleil a commencé à traverser la Constellation du Lion à partir de  -5650 si on se réfère au point vernal  égyptien fixé lui, au 19 Juillet.

Ainsi donc, les Anciens Égyptiens s’intéressaient particulièrement à l’Astronomie et pas qu’en amateur.

Ancienne Egypte et Astronomie : 

ounas

Peu de personnes savent que dans la pyramide du Pharaon Ounas -2375 à -2345 de la Ve Dynastie, qui est la première pyramide depuis celle de Djoser a avoir eu ses salles décorées de hiéroglyphes que l’on nomme les « Textes des Pyramides », il y est bien question d’astronomie.

Certains ensembles des hiéroglyphes de la Pyramide de Ounas laissent entrevoir que les égyptiens avaient déjà à cette époque, analysé la configuration du ciel étoilé, imaginé et structuré des groupements d’étoiles qu’ils associèrent à leur vulgarisation astronomique que plus tard on allait qualifier de mythologie.

Ainsi, dans les textes de la pyramide d’Ounas, des étoiles horaires sont déjà mentionnées, ainsi que quelques grandes constellations comme la Grande ourse et Orion et bien sûr la constellation de Aker le Lion ainsi que d’autres comme celle du Dragon.

N’oublions pas aussi l’architecte Sénènmout qui sous la XVIII Dynastie, qui a su reproduire très précisément dans sa tombe répertoriée par la mention TT353, le ciel de la nuit du 14 au 15 novembre -1463, grâce au calcul des trajectoires des étoiles.

tombe astronomique de sénenmout

Il y a bien sur d’autres tombes égyptiennes faisant référence à l’Astronomie, comme par exemple celle du Pharaon Sethi premier, de la dix-neuvième Dynastie, ci-dessous :

tombe-sethi1

Arrêtons-nous sur un personnage que l’on voit assez souvent d’une tombe à plafond astronomique à l’autre :

tombe_seti détail de Taouret

L’Ancienne Egypte n’était pas religieuse mais bien astronome, ce que l’on prend pour une croyance est en réalité une observation sérieuse et poussée que l’Ancienne Egypte a vulgarisé pour nous, car même le mot croyance ne s’écrit pas en kemety, il ne s’agit pas de croire mais d’étudier, d’observer, de noter, mais certainement pas une croyance similaire au Catholicisme, entre autre.

Pour conclure sur l’astronomie égyptienne, la Théorie astronomique des années « -12.000″de ces auteurs très célèbres ( hélas ) est donc amusante mais ne repose sur absolument rien de sérieux, car on ne fait pas de l’astronmie en comptant avec les doigts ou en faisant une simulation truquée sur un pc des années 80.

Khufu et sa Grande Pyramide :

Nous avons abordé plus haut l’affirmation que la Grande Pyramide est bien a attribué à Khufu, pourquoi ?

Parce que Mark Lehner confirme que le cartouche de Khufu a bien été retrouvé dans la Grande Pyramide, lorsqu’il la visita dans les années 70.

cartouche de Khufu dans la Grande Pyramide

Ce cartouche de Khéops fût aussi retrouvé dans la Grande Pyramide par un autre égyptologue anglais, Richard Vyse le 27 mai 1837, le cartouche est tracé avec une sorte de craie d’oxyde de fer rouge sur un des immenses et lourds blocs en granit de la chambre de décharge.

L’oxyde de fer d’ocre rouge était aussi utilisé pour tracer les repères du quadrillage nécessaire aux futurs représentations des personnages qui seront sculptés et peints.

Le cartouche de Khéops se trouve sur le plafond sud à l’extrémité ouest :

chambre de décharge avec cartouche

Certains soupçonnent Vyse d’avoir dessiné lui-même le cartouche de Khufu, mais cette hypothèse est contredite par plusieurs points.

Vyse était davantage un militaire et un anthropologue qu’un érudit en hiéroglyphes, qu’est ce qui aurait poussé Vyse à dessiner ce cartouche qu’il ne connaissait pas ?

Richard Vyse

En effet, la polémique sur la véritable identité de la Grande Pyramide est apparue bien plus tard, à partir du XXe siècle.

Un autre point et non des moindres est que l’égyptologue Flinders Petrie découvrit, la célèbre minuscule statuette du Pharaon Khéops en 1903.

C’est d’ailleurs parce que Flinders Petrie savait que le cartouche de Khufu se trouvait dans la Grande Pyramide, qu’il fût si ému de trouver la statuette sur laquelle est aussi gravé le serek ( sorte de cartouche ) au nom de Khufu.

Grâce aux listes royales, c’est à dire à la liste des noms des différents Pharaons, Pétrie a reconnu sur la statuette, le nom de Khufu, comme nous l’avons vu avec la liste des différents cartouches de Khéops.

Comment Vyse aurait il fait pour savoir comment s’écrivait le nom de Kufhu alors qu’à son époque, l’égyptologie connaissait à peine le nom de Ramsès grâce à la Pierre de Rosette qui venait à peine d’être traduite par Champollion et ses élèves ?

Le livre « Materia Hiéroglyphica » écrit par l’Anglais Wilkinson a été publié en 1828 et on dit que Vyse avait emmené avec lui, ce livre.

Materia Hieroglyphica

Mais le travail de Wilkinson était aussi succinct que l’égyptologie Française l’était dans les années 1830.

Pourtant certains comme Zecharia Sitchin affirment que Richard Vyse a recopié le cartouche de Khufu qui d’après eux, se trouvait déjà dans le livre de Wilkinson.

On peut lui demander : « Pourquoi Vyse l’aurait il fait et pourquoi ce nom de Pharaon là et pas un autre ?

On attribue le statut d’égyptologue à demi-mot à Richard Vyse, tant cet ancien militaire ne s’encombrait pas de délicatesse, puisque c’est à coups de poudre à canon, qu’il s’est frayé un passage dans la Grande Pyramide

Un tel énergumène cherchait autre chose qu’à tenter d’identifier le propriétaire de la Grande Pyramide, il cherchait surtout un éventuel trésor, car à son époque, l’égyptologie rimait surtout avec trafic d’antiquités.

Richard Vyse recopia le cartouche de Khufu, qu’il nous a transmis dans son journal exposé au British Museum, voici la page où l’on voit le cartouche :

page de Vyse

Si Vyse avait simplement recopier le cartouche du livre de Wilkinson, il n’aurait sans oute pas fait ses recherches dans son journal pour essayer de lire le cartouche, dont visiblement, ni lui ni Wilkinson, ne savaient à quel pharaon, il est correspondait.

Ce n’est que 30 ans après Vyse, que les égyptologues commencèrent à reconnaître le nom de presque tous les souverains de l’ancienne Egypte.

Notamment grâce à l’artefact que l’on nomme les Tables de Karnak ou Chambre des Ancêtres.

les tables de Karnak

C’est en 1844 que l’égyptologue Français, Emile Prisse d’Avesnes dont nous avons déjà parlé, qui ramena ce précieux vestige en France, où sont inscrit en hiéroglyphes, les noms des pharaons, et qui depuis 1920 est exposé au Musée du Louvre.

Ces Tables de Karnak sont la liste des 61 différents souverains d’Egypte à partir de Snéfrou, le père de Khufu jusqu’à Thoutmosis III.

Ce vestige fût découvert d’abord par Jean-François Champollion et Ippolito Rosselini ( 1800 à 1843 ), lors de leur séjour du 17 août 1828 à mars 1830 en Egypte.

CHAMPO ET ROSSI

Champollion et Rosselini avaient décidé de publier un livre commun où chacun publierait ses travaux, à leur retour en Europe. Mais Champollion décède 2 ans plus tard, le 4 mars 1832.

Rosselini suite au décès de son collaborateur, écrit au mois de Juillet 1832, à Champollion-Figeac, le frère de Champollion, pour lui signaler que puisque son frère est décédé, c’est lui-même qui publiera le livre mais le frère de Champollion n’est pas du tout d’accord sur ce point.

Mais Rosselini s’estimant dans son droit, publie malgré tout sa version italienne du livre prévu, sous le titre : « Monumenti stonci » en 1832 et « Monumenti civili » en 1834.

La version française en 4 volumes du livre : « Description de l’Egypte et Monuments d’Egypte et de Nubie » ne sera quant à elle, publié par Champollion-Figeac, qu’en 1835 pour le premier volume et 1845 pour le Quatrième et dernier volume pour la version Française.

Voici la couverture du livre des lettres de Champollion, on constate bien qu’elles ont été publiées après son décès, mais ce sont juste des lettres, pas encore le livre en question  :

lettres de champollion

C’est dans cet ouvrage : « Description de l’Egypte et Monuments d’Egypte et de Nubie » peu importe la langue d’écriture qu’elle soit Française ou Italienne que les deux égyptologues ont fait référence à la liste Royale où figurent les cartouches des souverains d’Egypte, dont celui de Khufu.

Prisse d’Avesnes qui a récupéré cette liste royale dans des circonstances pour le moins aventureuses mais qui a justifié son acte en soulignant que Richard Lepsius qui avait aussi lu le livre de Champollion ( ou celui de Rosselini ), aurait pu s’en emparer avant lui.

Si Prisse d’Avesnes ne l’avait pas rapporté, qui sait comment aurait finie cette Liste Royale, sans doute, vendue par morceaux ou pire transformée en briques pour construire une habitation de simple pécheur.

Le Papyrus de Turin même si il a été découvert en 1822, avant les Tables de Karnak, était encore illisible en 1828,

Papyrus de Turin

Même Champollion n’arriva pas à le traduire lorsqu’il se rendit à Turin où il séjourna de 1824 à 1825.

L’égyptologue Allemand Gustav Seyffarth tenta de traduire le papyrus de Turin, mais son livre : « Hiéroglyphes rudimentaires » publié en 1826, montre surtout qu’il ne sait pas traduire correctement un texte hiéroglyphique.

D’autant, que le nom de Khufu n’ apparaît pas dans le papyrus de Turin, qui fût restauré depuis. On y voit bien le cartouche de Snéfrou, le père de Khufu et même les cartouches de Khéphren, Mykérinos et Djédefré, mais pas celui de Khufu.

C’est donc bien, la Table de Karnak que l’on appelle aussi la Chambre des Ancêtres qui fournira le nom de Khufu, à partir de 1832 par le biais de Champollion et Rossilini ( et non pas en 1828 ).

Mais c’est en 1828 que Wilkinson publia son fameux livre, de fait, puisque Champollion était cette année-là était encore Egypte, il fût impossible à Wilkinson de parler de Kufhu dans son livre et encore moins d’en dessiner le cartouche.

Ces dates différentes de publication détruit la théorie de ceux qui prétendent que le cartouche visible dans la Grande Pyramide fût rajouté dernièrement.

La petite statuette confirmait que la Grande Pyramide était celle de khufu et inversement, le cartouche dans la Grande Pyramide confirmait que la statuette était bien celle de Khufu.

pyramide et kufhu

 Conclusion :

Mais on ne peut pas terminer cette enquête sans parler très brièvement des autres monuments commandés par le Pharaon Sphinx Khufu.

Khufu fit construire aussi des temples, des traces de son règne ont été trouvés à Bubastis, à Tanis, à Buto et à Denderah, à Coptos et à Hiérakonpolis.

Comme nous l’avons déjà souligné, c’est Khufu qui initia la construction du Temple d’Hathor à Denderah.

grand-temple-denderah-egypte-elevation-restituee-facade-principale-hittorf-jacques-ignace

C’est dans ce Temple que l’on a retrouvé le fameux Zodiaque circulaire, qui est un véritable concentré du savoir égyptien en astronomie dont même la Nasa use encore de la science, cet artefact vaut lui aussi une enquête car là aussi les spéculations foisonnent depuis l’affaire du « Zodiaque de Paris » qui s’empara de la Capitale en 1821 mais qui débuta initialement au retour de Napoléon de sa Campagne d’Egypte.

Khufu son Sphinx et sa Grande Pyramide :

Nous avons abordé dans le tronc de cette enquête, l’affirmation que la Grande Pyramide est a attribué à Khufu, pourquoi ?

Mark Lehner qui soutient que le Sphinx représente Khéphren, confirme par contre que le cartouche de Khufu a bien été retrouvé dans la Grande Pyramide, lorsqu’il la visita dans les années 70.

cartouche de Khufu dans la Grande Pyramide

Ce cartouche de Khéops qui fût retrouvé dans la Grande Pyramide par l’égyptologue anglais Richard Vyse le 27 mai 1837, est tracé avec une sorte de craie d’oxyde de fer rouge sur un des immenses et lourds blocs en granit de la chambre de décharge.

Le cartouche de Khéops se trouve sur le plafond sud à l’extrémité ouest :

chambre de décharge avec cartouche

Certains soupçonnent Vyse d’avoir dessiné lui-même le cartouche de Khufu, mais cette hypothèse est contredite par plusieurs points.

Vyse était davantage un militaire et un anthropologue qu’un érudit en hiéroglyphes, qu’est ce qui aurait stimulé Vyse à dessiner ce cartouche ?

Richard Vyse

En effet, la polémique sur la véritable identité de la Grande Pyramide est apparue bien plus tard, c’est à dire à partir du XXe siècle.

Un autre point et non des moindres est que l’égyptologue Flinders Petrie découvrit, la célèbre minuscule statuette du Pharaon Khéops en 1903.

C’est d’ailleurs parce que Flinders Petrie savait que le cartouche de Khufu se trouvait dans la Grande Pyramide, qu’il fût si ému de trouver la statuette.

Un Pharaon qu’importe celui-ci, avait plusieurs noms, plusieurs qualificatifs et grâce aux listes royales, c’est à dire la liste des noms de Pharaon, Pétrie a reconnu sur la statuette, le nom de Khufu, comme nous l’avons vu avec la liste des différents cartouches de Khéops.

Comment Vyse aurait il fait pour savoir comment s’écrivait le nom de Kufhu alors qu’à son époque, l’égyptologie connaissait à peine le nom de Ramsès grâce à la Pierre de Rosette qui venait à peine d’être traduite par Champollion et ses élèves ?

Le livre « Materia Hiéroglyphica » écrit par l’Anglais Wilkinson a été publié en 1828 et on dit que Vyse avait emmené avec lui, ce livre.

Materia Hieroglyphica

Mais le travail de Wilkinson était aussi succinct que l’égyptologie Française l’était dans les années 1830.

Pourtant certains comme Zecharia Sitchin affirment que Richard Vyse a recopié le cartouche de Khufu qui d’après eux, se trouvait déjà dans le livre de Wilkinson.

On peut lui demander : « Pourquoi Vyse l’aurait il fait et pourquoi ce nom de Pharaon là et pas un autre ?

A l’époque de Wilkinson, Khufu était un pharaon inconnu, c’est à dire que l’on ne savait même pas écrire son nom.

De plus, on attribue le statut d’égyptologue à demi-mot à Richard Vyse, tant cet ancien militaire ne s’encombrait pas de délicatesse, puisque c’est à coups de poudre à canon, qu’il s’est frayé un passage dans la Grande Pyramide

Un tel énergumène cherchait autre chose qu’à identifier le propriétaire de la Grande Pyramide, il cherchait sans doute, aussi et surtout un trésor, car à son époque, l’égyptologie rimait surtout avec marché d’antiquités.

Mais heureusement Richard Vyse recopia le cartouche de Khufu, qu’il nous a transmis dans son journal exposé au British Museum, voici la page où l’on voit le cartouche :

page de Vyse

Si Vyse avait simplement recopier le cartouche du livre de Wilkinson, il n’aurait pas fait ses recherches dans son journal pour essayer de lire le cartouche, dont visiblement, ni lui ni Wilkinson, ne savaient à quel pharaon, il correspondait.

Ce n’est que 30 ans après Vyse, que les égyptologues commencèrent à reconnaître le nom de presque tous les souverains de l’ancienne Egypte.

Notamment grâce à l’artefact que l’on nomme les Tables de Karnak ou Chambre des Ancêtres.

les tables de Karnak

C’est en 1844 que l’égyptologue Français, Emile Prisse d’Avesnes dont nous avons déjà parlé, qui ramena ce vestige en France, où sont inscrit en hiéroglyphes, les noms des pharaons, et qui depuis 1920 est exposé au Musée du Louvre.

Ces Tables de Karnak sont la liste des 61 différents souverains d’Egypte à partir de Snéfrou, le père de Khufu jusqu’à Thoutmosis III.

Ce vestige fût découvert d’abord par Jean-François Champollion et Ippolito Rosselini ( 1800 à 1843 ), lors de leur séjour du 17 août 1828 à mars 1830 en Egypte.

CHAMPO ET ROSSI

Champollion et Rosselini avaient décidé de publier un livre commun où chacun publierait ses travaux, à leur retour en Europe.

Mais Champollion décède 2 ans plus tard, le 4 mars 1832.

Rosselini suite au décès de son collaborateur, écrit au mois de Juillet 1832, à Champollion-Figeac, le frère de Champollion, pour lui signaler que puisque son frère est décédé, c’est lui, son Rosselini son collaborateur qui publiera le livre.

Champollion-Figeac n’est pas du tout d’accord sur ce point.

Mais Rosselini s’estimant dans son droit, publie malgré tout sa version italienne du livre prévu, sous le titre : « Monumenti stonci » en 1832 et « Monumenti civili » en 1834.

La version française en 4 volumes du livre : « Description de l’Egypte et Monuments d’Egypte et de Nubie » ne sera quant à elle, publié par Champollion-Figeac, qu’en 1835 pour le premier volume et 1845 pour le Quatrième et dernier volume pour la version Française.

Voici la couverture du livre des lettres de Champollion, on constate bien qu’elles ont été publiées après son décès, mais ce sont des lettres, pas encore le livre en question :

lettres de champollion

C’est dans cet ouvrage : « Description de l’Egypte et Monuments d’Egypte et de Nubie » peu importe la langue d’écriture qu’elle soit Française ou Italienne que les deux égyptologues ont fait publier la référence à la liste Royale où figurent les cartouches des souverains d’Egypte, dont celui de Khufu.

Cette affirmation provient de l’égyptologue Prisse d’Avesnes qui a récupéré cette liste dans des circonstances pas très honnêtes et qui a justifié son acte en soulignant que Richard Lepsius qui avait aussi lu le livre de Champollion ou celui de Rosselini, aurait pu s’en emparer.

Si Prisse d’Avesnes ne l’avait pas rapporté, qui sait comment aurait finie cette Liste Royale, sans doute, vendue par morceaux ou pire transformée en briques pour construire une habitation…

Le Papyrus de Turin même si il a été découvert en 1822, avant les Tables de Karnak, était encore illisible en 1828,

Papyrus de Turin

Même Champollion n’arriva pas à le traduire lorsqu’il se rendit à Turin où il séjourna de 1824 à 1825.

L’égyptologue Allemand Gustav Seyffarth tenta de traduire le papyrus de Turin, mais son livre : « Hiéroglyphes rudimentaires » publié en 1826 montre qu’il ne sait pas traduire correctement un texte hiéroglyphique.

D’autant, que le nom de Khufu n’ apparaît pas dans le papyrus de Turin, qui fût restauré depuis.

On y voit bien le cartouche de Snéfrou, le père de Khufu et même les cartouches de Khéphren, Mykérinos et Djédefré, mais pas celui de Khufu.

C’est donc bien, la Table de Karnak que l’on appelle aussi la Chambre des Ancêtres qui fournira le nom de Khufu, à partir de 1832 et non pas en 1828.

Ce fût donc possible seulement à partir de 1832 pour la version italienne du livre consacré au voyage en Egypte par Champollion et Rossilini et encore, cela ne signifie pas pour autant que tous les noms de pharaons étaient déjà identifiés.

Mais c’est en 1828 que Wilkinson publia son livre, de fait, puisque Champollion était cette année-là était encore Egypte, il fût impossible à Wilkinson de parler de Kufhu dans son livre et encore moins d’en dessiner le cartouche.

Ce détail de dates de publication détruit la théorie de Sitchin et son odieuse accusation.

D’autant que par la suite, d’autres cartouches de Khufu furent retrouvés à d’autres endroits :

autre cartouche identique de Khufu dans la chambre

La petite statuette confirmait que la Grande Pyramide était celle de khufu et inversement, le cartouche dans la Grande Pyramide confirmait que la statuette était bien celle de Khufu.

pyramide et kufhu

Pour ceux et celles qui se demandent comment ce cartouche dessiné à l’aide d’oxyde naturel de fer ocre rouge se trouve là, eh bien il faut savoir que les ouvriers des carrières qui extrayaient les blocs, y traçaient parfois des marques afin de s’y retrouver dans le montage de ceux-ci.

oxide ocre rouge

L’oxyde de fer d’ocre rouge était aussi utilisé pour tracer les repères du quadrillage nécessaire aux futurs représentations des personnages qui seront sculptés et peints.

tracé en rouge

Qui est le tailleur sculpteur du Sphinx ?

Il semble bien que cela soit Hem-Iounou, l’architecte de la Grande Pyramide :

Statue-of-Hemiounou

Hem-Iounou était le fils du vizir Néfer-Maât, un de frères de Khufu, il était donc membre de la famille royale.

Le mastaba de Hemiounou était avec celui du vizir Ankh-haf, le demi-frère de Khufu, un des plus richement décorés et des plus complexes. Sa tombe (G 4000) est très proche de la Grande Pyramide de Khufu dans le cimetière ouest de la nécropole de Gizeh.

La statue de Hemiounou est exposée au Musée d’Hildesheim, en Allemagne.

Bibliographie :

« L’Egyptologie avant Champollion », écrit par Florimond Lamy et Marie-Cécile Bruwier, publié aux éditions Versant Sud, dépot légal 2005.

© Alexandre N.Isis – Tous droits réservés.

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Préface par Sylvie Bauche de Sebayt Accompagnement Scolaire Culturel

Note de l’Auteur :

J’aurai très bien pu me contenter de la recommandation de Jean-Pierre Houdin mais il se trouve que j’avais aussi dans mes amis depuis 4 ans, une enseignante Sylvie Bauche qui s’est spécialisée dans l’enseignement de la Culture Égyptienne Antique comme son cv l’indique :

Animatrice diplômée de soutien scolaire , tutorat
Animatrice certifiée, spécialiste de l’Egypte Antique et copte
Collaboratrice ayant été attachée à divers services pédagogiques en France, Maroc et Egypte
Auteur -éditeur
 25 ans de  passion ,d’expériences, d’études ,aux services des petits comme des grands.

 

Je n’avais pas pensé à elle pour cette préface avant qu’elle même ne m’en donne l’envie lorsque dans un de ses posts, elle parla de la qualité d’enseignement nécessaire à l’enfance.

Nous avons échangé quelques coms sur ce sujet et elle en profita pour me rappeler qu’elle était bien enseignante comme on peut le voir sur son site : http://www.sebayt.com

C’est suite à cet échange que je lui ai fait la proposition suivante :

gg

De l’opportunisme plus que de l’amitié de ma part ? Oui certes, mais puisque j’avais dans mes connaissances depuis des années une égyptologue véritable diplômée et enseignante, autant lui proposer à elle aussi de lire mon enquête sur le Sphinx afin d’en transmettre son savant et érudit avis. De nous le transmettre.

Elle m’envoya dans la première semaine de Septembre 2016, un fichier Word dont voici un extrait :

capture-word

Voici le document en entier : cher-alexandre

En général, Sylvie Bauche a toujours apprécié la qualité de mes exposés, comme on peut le voir sur cette autre capture concernant un article sur la Balance de Maât la Déesse de la Justice :

capture-amitie-et-felicitations-sebayt

Les Adjectifs comme « Sublime » ou les smiley « J’adore » ont été pour moi des encouragements très appréciés

Cette préface est certes originale, mais Sylvie Bauche est une personne très timide et pas du tout habituée à ce qu’on lui demande un tel travail qui réclame de rester objectif afin que la notion de « copinage » ou amitié ne fasse pas partie d’un arrangement quelconque, seule la qualité du travail, du livre est jugée.

D’autant qu’hélas pour elle, elle a des soucis de famille dont il aurait été abusif de ma part d’insister pour qu’elle l’écrive alors qu’elle a d’autres préoccupations plus graves.

C’est pourquoi le fichier Doc/Word que vous pouvez lire n’est pas la préface à proprement dite à propos de mon livre « La Constellation du Sphinx », il s’agit du « corrigé » d’une enseignante incluse parmi un comité de lecture dont Jean-Pierre Houdin a fait partie avec d’autres notamment un jeune élève de l’École du Louvre qui lui non plus n’a rien eu à corriger de fondamental dans mon enquête, si ce n’est des petites fautes d’orthographe ici et là.

Voici le document qui fait donc office de préface mais si vous ne faites pas confiance à l’avis de l’Éducation Nationale, vous pouvez directement accéder à la lecture de l’enquête en ligne en cliquant sur la couverture ci-dessous ( n’hésitez pas à lire aussi les articles annexes que Sylvie Bauche n’a pas corrigé, car il ne s’agit pas du Sphinx mais de la Pyramide et je n’ai pas eu le temps de les lui faire lire :

 

Commender votre livre ecolo !

 

 

 

 

 

 

Presentation of the book « The Constellation of the Sphinx of Giza » by Alexandre N.Isis

 

SPHINX ASTRO copyrigth

 Jean-Pierre Houdin about the book : « The Constellation of the Sphinx of Giza » :

facebook anglais

Modest researcher in archaeo-egyptology for 6 years, i dedicate my Egyptian passion to study in detail certain vestiges of Former Egypt.

In june 2012, was published on-line my book:  » The Secret of the Zodiac of Denderah  » which offers an analysis and a investigation which respects the foundations of the Egyptology by spreading any personal or mystic interpretation on this element which aroused more the passion than a real study, since the Campaign of Bonaparte, had found it in 1798.

My humble work consists in offering a new vision of the artefacts of Antique Egypt, an ever approached vision but which takes into account the archaeological rigor and égyptologique.

This investigation of 1600 pages on the circular Zodiac of the Temple of Hathor is recommended by Jean-Pierre Houdin, the famous Architect who discovered and explained how the Great pyramid of Giza is built.

Jean-Pierre Houdin recommandation

which offers an analysis and a investigation which respects the foundations of the Egyptology by spreading any personal or mystic interpretation on this element which aroused more the passion than a real study, since the Campaign of Bonaparte, had found it in 1798.

My humble work consists in offering a new vision of the artefacts of Antique Egypt, an ever approached vision but which takes into account the archaeological rigor and égyptologique.

This investigation of 1600 pages on the circular Zodiac of the Temple of Hathor is recommended by Jean-Pierre Houdin, the famous Architect who discovered and explained how the Great pyramid of Giza is built.

Since August 2013, I propose you a new investigation, this time which concerns the Sphinx of Giza, this monument which aroused so much passion as division among the Egyptologists.

Some people assert that it is Khufus who made it build, others assert that it is his son Radjedef -Djedefre.

Some people assert that the Sphinx carries the face of Khufu, others assert that the sphinx carries the face of Khafra.

Some people propose a period equivalent to the Ancient Empire, others make go back up the Sphinx in a previous periode.

Some people say that the Sphinx is a leo, and that because according to them, it would be a leo, judge that the Former Egyptians added the head of the Sphinx because this head is too small to be the one of the size of a lion or too modern according to others.

In brief, the questions are numerous, but the answers satisfy none of Egyptologists’ camps.

The current Egyptology was made in a way, to pollute by theories new-age which basing itself only on speculations, managed nevertheless to make the science doubt.

That is why, in the same way as i analyzed the Zodiac of Denderah, without being influenced by the one or the other author, i suggest you observing the Sphinx of Giza, as you had never seen it but with the necessary archaeological rigor.

Is this Khufu or Djedefre or Khafre ?

Was it a lion or other thing ?

To what is of use it ?

Who cut it ?

Why the head it is so small ?

It come from the Former Empire or either before ?

All these questions will find them in an astronomical context, because the Former Egyptians were famous astronomers.

This book was written, so that the serenity returns in this égyptologique discipline who owes remain close so that the future enthusiasts can trust the Egyptology, without questioning ever any of the vestiges of Former Egypt.

sphinx-vidéo

Click the book cover below to begin your reading :

Sans titr

Presentation du livre « La Constellation du Sphinx » par Alexandre N.Isis

Jean-Pierre Houdin à propos du livre « La Constellation du Sphinx » :

préface Houdin

Modeste chercheur, je consacre ma passion égyptienne à étudier en détails certains vestiges de l’Ancienne Egypte.

En 2012, a été publié en ligne mon livre : « Les Voleurs d’Etoiles ou Le Secret du Zodiaque de Denderah » là aussi ce cher Jean-Pierre Houdin a encouragé mes recherches :

Jean-Pierre Houdin recommandation Français

Mon humble travail consiste à offrir une nouvelle vision des artefacts de l’Egypte Antique, une vision jamais abordée mais qui tient compte de la rigueur archéologique et égyptologique.

Depuis le mois d’Août 2013, je vous propose une nouvelle enquête, cette fois qui concerne le Sphinx de Gizeh, ce monument qui a suscité autant de passion que de division parmi les égyptologues.

Certains affirment que c’est Khéops qui l’a fait construire, d’autres affirment que c’est son fils Djédefré.

Certains affirment que le Sphinx porte le visage de Khéops, d’autres affirment que le sphinx porte le visage de Khéphren.

Certains proposent une date équivalente à l’Ancien Empire, d’autres font remonter le Sphinx à une date antérieure.

Certains disent que c’est un Lion, et que parce que, selon eux, ce serait un lion, ils jugent que les Anciens Égyptiens ont rajouté la tête du Sphinx car cette tête est trop petite pour être celle de la taille d’un lion ou trop moderne selon d’autres.

Bref, les questions sont nombreuses, mais les réponses ne satisfont aucun des camps d’égyptologues.

L’Égyptologie actuelle s’est faite en quelque sorte, polluer par des théories new-age qui ne se basant que sur des spéculations, sont arrivés malgré tout à faire douter la science.

C’est pourquoi, de la même manière que j’ai analysé le Zodiaque de Denderah, c’est à dire sans me faire influencer par l’un ou l’autre auteur, je vous propose d’observer le Sphinx de Gizeh, comme vous ne l’aviez jamais vu mais avec la rigueur archéologique et la connaissance égyptologique :

Est ce Khufu ou Djédefré ou Khéphren ?

Etait-ce un lion ou autre chose ?

A quoi sert il ?

Qui l’a taillé ?

Pourquoi sa tête est elle si petite ?

Date t’il de l’Ancien Empire ou bien avant ?

Tous ces questions trouveront peut être leurs réponses dans une analyse astronomique du Sphinx, puisque les Anciens Égyptiens étaient de fameux astronomes.

Ce livre a été écrit dans l’espoir que les divergences cessent enfin dans cette discipline égyptologique qui se doit de rester unie autour d’un même Pharaon afin que les futurs passionnés puissent se fier à l’égyptologie, sans être freiner par des questions qui sont restés sans réponses jusqu’ici.

Vous pouvez voir la vidéo de présentation en images et en son :

sphinx-vidéo

Cliquez sur la couverture du livre ci-dessous pour commencer votre lecture mais si vous souhaitez lire le corrigé d’une enseignante officielle, vous pouvez  le lire ici :

 

couverture française

Introduction :

Si vous avez lu le corrigé de l’enseignante Sylvie Bauche dite Sebayt ou si vous souhaitez le lire plus tard, nous pouvons commencer cette enquête

Nous sommes très nombreux à nous intéresser à l’Ancienne Egypte mais un certain nombre d’entre nous semble faire une fixation sur le Sphinx de Gizeh comme si c’était là le seul monument vraiment exceptionnel de cette ancienne civilisation.

Certes, il l’est mais pas plus que le nombre d’autres artefacts et autres constructions mais à l’instar de l' »Affaire du  Zodiaque de Paris ( de Denderah ) », le Sphinx semble à lui aussi captivé la foule mais de nombreux jeunes ont une vision parcellaire et souvent brouillon de l’Egypte Ancienne.

Plutôt que d’étudier cette civilisation antique dans ses moindres détails avant d’affirmer ou de soutenir une thèse, les Jeunes ont opté pour le survol rapide avec la génération Internet qui a créé une foule de « touristes » se satisfaisant d’une « Egyptologie Light », qui  par exemple rend accessoire la datation des Dynasties.

Ce jeune lectorat vidéophile situe par exemple Akhenaton avant Khéops et créé des connexions rapide entre la forme du crâne de style amarnien du premier et de supposés  Atlantes venus du Ciel, les jeunes sur cette simple évocation, n’hésitent pas à reprocher à  Khufu d’avoir vandalisé le Sphinx pour y mettre son égocentrique visage humain.

Mais ces spéculations des plus fantaisistes aux plus invérifiables ont un point commun qui permet de les démonter très facilement, leurs auteurs sont presque aussi ignorants de cette matière qu’est l’égyptologie historique que le sont leurs lecteurs fans d’égyptologie romancée et révisée.

Certes, tous les auteurs n’ont pas d’intention mauvaise même si certains essayent de manipuler leur lectorat pour les embrigader dans un révisionnisme antique à des fins identitaires qui puent de relents du IIIe Reich mais tous les deux appartiennent en général à une époque où le Web n’offrait pas encore la multitude d’informations égyptologiques depuis son avènement progressif jusqu’à ce jour.

Les Parents de ces jeunes ont lu des romans historiques qu’ils ont pris pour des  « documentaires » dont il était difficile à l’époque de retrouver la source bibliographique si tant est qu’il y en avait une.

Ces parents nourris à la culture des Eighties ( Années 80 ) où l’on prévoyait un futur futuriste à l’horizon 2000, ont ainsi offert une éducation parallèle « mystico-ésotérique » à leur progéniture qui mêlait mythes, légendes et de théories qui ont eu comme effet d’installer le doute au sein même de l’Egyptologie officielle.

Dans cette enquête comme vous l’avez lu déjà dans l’article de présentation, nous allons tenter de démystifier les rumeurs, légendes et autres délires égyptologiques en nous fixant nous aussi sur le Sphinx mais sans jamais tomber dans la spéculation, afin d’offrir à tous un faisceau de réponses qui permettra de faire le tri dans cette discipline qui ne peut souffrir de fantaisies, et ce par respect pour une civilisation qui a vécu plusieurs millénaires et qui nous a tant transmis par son savoir à commencer par son calendrier.

Pour lire la suite, cliquez sur la couverture ci-dessous :

 couverture française